samedi 28 octobre 2017

La fureur d'être

 

    Voilà des mois que je veux vous présenter ce livre, le temps est venu d'enfin le faire ! Je l'avais commencé début d'année, et après de longs moins sans lecture, je l'ai finalement repris cet été. Je l'ai dévoré en quelques nuits tant il m'a happé dans son monde, dans son ambiance, dans son histoire. Voici donc mon article sur Just Kids de Patti Smith.

     Le livre se place dans les années 1960 et 1970, à New York principalement, et retrace l'histoire de Patti Smith et Robert Mapplethorpe, deux gamins qui n'ont rien que des rêves, des ambitions, du talent et de l'espoir. Si j'ose dire, c'est le cliché même des artistes maudits, de ceux qui n'ont rien, qui ne sont rien, qui doivent se construire et se frayer une place dans un monde qui ne veut pas forcément d'eux. C'est aussi le cliché des artistes des années 60 et 70, dans une ambiance rock'n'roll avec ses vices, comme l'alcool, la drogue, la pauvreté extrême, la maladie. Pour la plus grande partie du livre, c'est la misère de l'artiste qui est dessiné. Celui qu enchaîne les petits boulots merdiques pour survivre, qui saute des repas par manque d'argent, qui a du mal à vivre de son art, qui perd même des fois espoir dans son art. Patti Smith nous entraîne dans ce qu'elle a vécu, elle ne cache par les côtés sombres, elle ne cache pas sa peur, sa tristesse, son désespoir. 

    Mais il n'y a pas que du mauvais dans cette vie. D'abord, il y a Robert. Son allié, son amant, son meilleur ami, son amour, sa moitié dans ce monde. C'est une relation à la fois fusionnelle et dysfonctionnelle qui est peinte. Leur amour est fort, si fort, qu'il en devient compliqué à gérer par moment. Les envies de réussite qui s'en mêlent, les autres amours aussi. Smith a écrit ce livre pour Robert. Elle lui a fait la promesse de raconter leur histoire un jour, et ce fut comme faite dans ce roman autobiographique, bien que sûrement romancé et exagéré à des moments. Raconter des années d'amour et de vie, avec des détails, des souvenirs, c'est pas forcément facile, mais l'auteure a réussi à le faire avec une facilité déconcertante.


   Ce livre a fait bien plus que me plaire, il m'a fait réfléchir et surtout, il m'a inspiré. Difficile de ne pas être inspirée en le lisant, quand on a le portrait de deux artistes qui tiennent tellement à leur art, qui y croient avec une puissance si vive, qui ont fait des sacrifices pour devenir ce qu'ils sont devenus. C'est un livre qui nous plonge dans l'ambiance des années 60 et 70, avec ce qu'il y avait de mauvais comme ce qu'il y avait de bon. C'est un livre qui nous dit que la vie ne sera pas facile, surtout si on choisit l'art, mais qui jamais ne nous fera baisser les bras si on le veut vraiment. C'est un live qui m'a donné envie de croire en moi, et d'avoir moi aussi, cette fureur de créer, d'imaginer, d'écrire, cette fureur d'être quelqu'un que je veux être. Pour tout ça, j'en remercie cette artiste incroyable qu'est Patti Smith.

Eléonore
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dimanche 17 septembre 2017

Pourquoi je suis devenue végétarienne ?


      En décembre dernier, j'ai pris la décision de devenir végétarienne. Je voulais en premier lieu partager le bilan de ma première année, mais j'ai pensé qu'ils serait peut-être plus logique de faire un article des raisons qui ont fait que j'ai décidé d'aller vers le végétarisme. Cet article a pour unique but de parler de mon expérience personnelle, de confronter les habitudes que j'ai pu avoir à celles vers lesquelles j'ai voulu me diriger, ainsi que de mes sentiments et ressentis personnels. 

     Je tiens premièrement à définir le régime végétarien, qui est donc le fait de ne plus manger de viande, de poisson, de fruit de mer, ... et qui n'inclut pas ce qui est produit par les animaux comme le lait, les œufs, et j'en passe. Je tiens à le rappeler car j'ai dû expliquer plus d'une fois la différence à des personnes qui s’obstinaient à dire qu'être végétarien c'était aussi de ne plus manger ce qui est produit par les animaux ou qu'un végétarien mangeait encore du poisson ou des crustacés. Je ne suis en aucun cas une experte du végétarisme, du végétalisme, ou des nuances qu'il peut y avoir mais c'est depuis un an maintenant des sujets qui m'intéressent, et que j'étudie véritablement, essayant d'en comprendre les nuances et les idées. C'est un sujet qui m'interpelle, et j'essaie de ce fait de pousser cette curiosité, de regarder des vidéos, de lire des articles, pour vraiment comprendre les choses, les impacts, les chiffres, les conditions. 

     C'est donc après pas mal de documentation, et aidée par des témoignages de personnes végétariennes ou véganes, que j'ai finalement sauté le pas. J'ai donc arrêté, du jour au lendemain, de manger tout animal. L'idée première était de faire une transition doucement, de m'autoriser quelques écarts, mais une fois commencée, il m'était en fait impossible de faire un pas en arrière. A quoi bon ? J'avais eu un premier déclic, et il n'y avait pas de raison de "craquer" maintenant que la prise de conscience était en route. Je tiens aussi à préciser qu'avant, j'étais véritablement une grande fan de viande, j'en avais quasiment à chaque repas, c'était sans doute les plats mijotés que j'adorais, et les fruits de mer étaient sans nul doute ce que je préférais manger. J'ai surtout vu et lu beaucoup de témoignages de personnes qui n'aimaient pas la viande de base, et pour qui c'était presque logique de se tourner vers le végétarisme. C'était frustrant de voir des témoignages comme ça, plutôt que des personnes qui aimaient vraiment la viande avant de basculer vers le végétarisme, parce que j'avais du coup l'impression que la transition serait compliquée voire impossible.

     Pourquoi j'ai donc décidé de devenir végétarienne si j'aimais la viande ? Tout simplement pour les animaux, et pour l'environnement. Grande amoureuse des animaux, après toutes ces lectures et visionnages, j'avais de plus en plus de mal à trouver ça crédible. Dire que j'aime les animaux, et les manger pour autant ? J'ai trouvé ça vraiment contradictoire, et même égoïste, d'avoir de l'amour et de l'affection pour des chats, des chiens, et pas pour des cochons ou des vaches. Pourquoi ressentir de la compassion pour tel animal, et laisser tel autre animal être élevé simplement pour mon plaisir personnel ? C'est une phrase entendue dans une vidéo qui a fait un déclic, et qui disait "est-ce que les cinq minutes de plaisir que j'ai en mangeant mon steak, valent la vie malheureuse, misérable et inhumaine qu'a vécu cet animal ?". A ce moment-là, ça a fait tilt. J'ai eu ce moment de lucidité où je comprenais que le steak dans mon assiette, c'était un animal, que le saucisson à l'apéro, c'était un animal. C'est bête à dire, mais on est tellement habitué à manger tout ça, qu'on ne fait presque plus le rapprochement entre le bout de viande qu'on mange, et l'animal qui était derrière. C'est à moment que je suis devenue végétarienne, du jour au lendemain, et que depuis presque un an je n'ai plus mangé de viande, de poisson ou de fruits de mer, tout simplement parce que j'ai compris ce qu'il en était derrière et que je ne veux plus faire partie des personnes qui ferment les yeux.  A savoir aussi que l'industrie qui tourne autour de la viande a des causes environnementales catastrophiques, autant pour les écosystèmes, les océans, qu'au niveau de la pollution. Dès lors qu'on commence à s'intéresser au sujet, on comprend que le régime omnivore ne fait de bien à personne.

   J'avais peur au début, de ne pas pouvoir m'habituer, de ne pas réussir, d'avoir l'envie et les attentions mais que la tentation du plaisir soit plus forte. Ce n'est pas le cas. Si parfois j'ai de envies, je sais pertinemment que ça ne sera plus jamais comme avant, et que le plaisir ne sera plus là. Je ne m'étant pas plus sur les conséquences, mon ressenti d'aujourd'hui, ou sur le véganisme, car j'en parlerai dans mon article bilan. Celui-ci ne servait qu'à décrire un peu mon parcours, mes habitudes d'avant, ce qui m'a poussé et aidé à franchir le pas. Pas adepte du changement, préférant plutôt ma bonne vieille routine, c'est un changement que je suis heureuse et fière d'avoir fait.

Eléonore
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jeudi 7 septembre 2017

Challenge Séries 2017 : second bilan

    



    Août touche déjà à sa fin, ce qui est synonyme de bilan de mon challenge séries, comme chaque année. C'est donc le second bilan, puis-ce que je n'en fait pas tous les mois. Je vous invite à lire cet article pour retrouver le premier bilan. Sur les douze séries de mon challenge de base (plus deux séries ajoutées en cours de route) il n'y a que deux séries que je n'ai pas encore entamé, ce qui est plutôt positif. Pour les autre séries, soit je suis à jour, soit il me reste une saison à voir, mon avancée étant de 64%. J'espère véritablement réussir le challenge cette année !

You Me Her → J'en avais rapidement parlé lors du dernier article, car c'est une des séries que j'ai ajouté. Elle a pour base un couple polygame et polyromantique, on suit donc un couple de trois personnes, qui vont devoir premièrement comprendre leur sentiment, et ensuite essayer de vivre de cette façon peu traditionnelle. Deux saisons de dix épisodes, courts qui plus est, j'ai vu cette série rapidement parce qu'on se laisse vite happer dans ce trio spécial, touchant et drôle. Des personnages attachants qu'on aime suivre et comprendre, des situations originales, des questionnements intéressants, c'est un petit coup de coeur pour moi que je recommande.

Les Revenants → Série française que j'avais commencé il y a longtemps, il me restait la seconde saison à voir. Comme le titre peut l'indiquer, la série a pour base le retour de personnes supposées morte d'accident ou de meurtre, de façon non naturelle en tout cas. Ces personnes vont devoir comprendre ce nouveau monde dans lequel elles vivent, retrouver des proches qui avaient fait leur deuil, savoir si elles ont encore leur place ici bas. J'avais adoré la première saison à l'époque, et je dois dire que la seconde m'a moins emballée. On ne sait pas trop dans quelle direction elle va, on retrouve des personnages pas forcément attachants, des intrigues un peu longues et sans véritable fin ou explication. Bien contente de l'avoir finie pour pouvoir l'archiver, mais avec un peu de regret sur cette dernière saison tout de même.

Janet King → Série policière et judiciaire australienne. C'est pas mon genre de série de base, parce que je m'en lasse vite, mais j'avoue que c'est le fait que ce soit australien qui m'a donné envie de la voir. On suivra tout au long de la première saison une seule affaire, un peu à la True Detective, ce qui fera que c'est par moment assez long. L'équipe n'est pas forcément très attachante non plus, à part quelques rares personnages qui sortent du lot. Le personnage de Janet a beaucoup de force et de charisme et fait sans nul doute beaucoup pour la série. Il y a eu des rebondissements lors de la saison, mais je dois avouer ne pas me souvenir de grand chose. Je n'ai pas encore vu la seconde saison, mais cette première me déçoit un peu et me laisse avec une envie de plus. A voir avec la seconde saison et la troisième (qui est encore en cours de diffusion il me semble).

Bojack Horseman → Coup de coeur complet. Série animée qui a fait le buzz il y a peut-être deux ans, à sa sortie du coup, et qui m'intriguait beaucoup. On suit une ancienne star de télévision qui atteint un âge où on se pose beaucoup de questions, où les regrets commencent à naître. Bojack est sans aucun doute en pleine dépression, il est paumé, ne sait pas où sa vie mène, ne sait pas comment s'entourer correctement ou comment s'occuper de lui. Il a plusieurs facettes, premièrement le côté froid, indépendant, autodestructeur, dragueur et cynique, et de l'autre côté on va apprendre à connaître un Bojack sensible, doux, rêveur, qui ne demande au final que d'être aimé par les bonnes personnes. Les personnages qui l'entourent sont tout aussi forts et importants, et de ça va naître des situations à la fois délirantes, touchantes, et aussi très importantes au niveau des sujets abordés. Cette série a tout pour elle, et c'est un véritable plaisir de l'avoir découverte cette année. 

The Office → La plus grosse série de mon challenge, et aussi la plus culte. La première saison m'a ennuyée, les suivantes se sont enchaînées. Enorme coup de coeur. C'est une série au fond très simple, qui se concentre véritable sur l'attachement aux personnages, tous plus géniaux les uns que les autres. Difficile au premier abord de rentrer dedans, et maintenant j'ai du mal à me dire que j'ai bientôt fini la série. Il me reste trois saisons, et si au départ j'avais prévu de la terminer avant fin août, je n'ai pas pu me résoudre à déjà lui dire mes adieux. C'est une série drôle, complètement décalée, avec tout de même des évolutions et de petits rebondissements. C'est une série feel good culte que je conseille à chacun.

Black Sails →  J'avais la moitié de la seconde saison et la troisième à rattraper, puis la quatrième à voir une fois celle-ci sortie. C'est avec émotion que j'ai dit au revoir à une série que j'ai toujours beaucoup aimé. Des visuels à couper le souffle, un décor qui fait rêver, des personnages qu'on aime aimer et souvent qu'on aime détester. Des intrigues qui montent toujours en splendeur, des dialogues qui les façonnent et des scènes d'action qu'on attend avec impatience. J'ai peut-être moins accroché à cette dernière saison qu'aux précédentes, les deux premières restant mes favorites. Si vous êtes attiré par l'univers de la piraterie c'est sans nul doute une série qui vous plaira. Elle a quelques longueurs, mais elle sait mettre en avant ses qualités aussi.


   Outre ces séries, j'ai aussi un peu avancé dans celles que j'avais déjà présenté, étant à jour dans Brooklyn Nine-Nine, Fresh Off The Boat et Supergirl par exemple. Il me reste un peu plus de 140 épisodes à voir afin de réussir le challenge, ce qui est tout à fait raisonnable. Seule ombre au tableau : mes soucis de connexion qui me font perdre énormément de temps, mais que je ne peux pas arranger par magie, à voir donc. C'est tout de même une belle avancée pour le moment, et je croise les doigts pour avoir mon premier challenge réussi ! 

Eléonore
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jeudi 31 août 2017

Le film de la semaine : bilan d'août


     Cinq films au total vu pour le mois d'août, c'est plutôt pas mal. De belles découvertes mais aussi des déceptions ont décrit ce mois. Pas de thème spécial non plus, peut-être un pour le mois de septembre, mais souvent difficile de conjuguer thème et connexion à problèmes.

Patients On n'est pas sérieux quand on a 17 ans. 20 ans non plus d'ailleurs. Et on fait parfois des bêtises sans se rendre compte des conséquences. Dans le cas de Ben, la vie se charge de lui rappeler la leçon et le voilà coulé sur un lit tétraplégique. → C'est la bande-annonce vue il y a quelques mois qui m'a donné envie, et un jour je suis retombée dessus et je me suis dit "pourquoi pas le tenter maintenant". C'est un beau film, dans lequel on suit des personnes différentes mais qui ont pour tous le point d'être plus ou moins paralysé, et de venir d'une classe plutôt pauvre. On voit un peu le quotidien de ces personnes qui jonglent entre désespoir et espoir, victoire et défaire, et un avenir changé et incertain. Il m'a beaucoup plus, sans pour autant me transporter.

LéonLéon est un tueur à gages froid et efficace à New York. Il est contraint de garder Mathilde devenue orpheline après la mort de ses parents. → Film culte qui trônait depuis longtemps sur ma liste que j'ai pu voir lors d'un visionnage commun. J'étais pas certain au premier abord d'aimer l'ambiance, puis j'ai été totalement prise dans l'histoire, par l'action, par les deux personnages et leur relation. Un peu ambigu à certains moments, ce qui a pu me déranger sur le coup. Je ne me suis ennuyée à aucun moment, et j'ai été bouleversée par la fin du film, aussi belle que tragique. La réalisation et l'atmosphère sont aussi deux éléments qui m'ont totalement accrochés.

MelancholiaÀ l'occasion de leur mariage, Justine et Michael donnent une somptueuse réception dans la maison de la soeur de Justine et de son beau-frère. → Je l'annonce d'emblée, énorme déception pour moi pour ce film. Si j'ai plus ou moins aimé la première partie, la deuxième m'a totalement ennuyée et décrochée. Je n'ai pas aimé les "intrigues", les personnages n'étaient pas spécialement travaillés et intéressants, tout tournait en longueur sans savoir dans quelle direction on allait. Ce qui m'a plus dérangé, c'est la caméra épaule, qui brouille toute l'image, qui fait des zooms des fois beaucoup trop grossiers, tant que j'avais l'impression d'être dans un documentaire à certains moments. Il y avait pourtant de bons passages, et c'était visuellement très beau (malgré la caméra), mais c'est un film où on accroche ou pas, et ce ne fut pas mon cas.

Atomic BlondeL'agent Lorraine Broughton est une des meilleures espionne du Service de renseignement de Sa Majesté, envoyée seule à Berlin dans le but de livrer un dossier de la plus haute importance dans cette ville au climat instable, elle s'associe avec David Percival, le chef de station local, et commence alors un jeu d’espions des plus meurtriers. → Film vu au cinéma que je voulais absolument voir. J'ai été totalement emballée par la bande-annonce, et je n'ai pas été déçue. Mon film préféré du mois, et sûrement un de mes favoris de l'année. Film d'action et d'espionnage qui nous plonge dans le Berlin fin 1989, magnifiquement reconstitué soit dit en passant. Personnage principal des plus charismatiques, de l'action, des doutes, de la sensualité, des questionnements, un visuel sublime et une b.o que j'écoute en boucle depuis. Ce film avait tout pour me plaire.

La ChasseLucas, éducateur sans histoire dans une école maternelle, est accusé de pédophilie. La méfiance des habitants et de ses amis laisse place aux rumeurs. → Dernier film vu du mois, et une belle surprise. En moins de deux heures le film nous montre comment non seulement une réputation, mais une vie, peut être détruite sous le coup d'un petit mensonge. On suit Lucas, accusé de pédophilie, garder la tête droite, essayer de prouver son innocence, de se sortir de cette histoire qu'il n'a pas vu venir. On a mal pour lui, de le voir tant souffrir pour une chose qu'il n'a pas faite, et perdre tous ses amis et ses proches. Belle histoire humaine, avec deux belles relations, notamment celle avec son fils et celle avec son meilleur ami (aussi le père de l'enfant qui accuse Lucas). J'ai fini ce film bouleversée et en colère, et je le conseille vivement.

Eléonore
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lundi 21 août 2017

Favoris de l'été


    L'été touchant bientôt à sa fin, j'ai décidé de faire un article plus diversifié, qui ne traitera pas que d'un sujet, et quoi de mieux qu'un article où je parle de mes favoris ? Séries, film, livres, musique, comme à mon habitude, voilà donc ce que je retiens de mon été.

Séries
Je commence cet article favoris par citer deux séries, Bojack Horseman et The Office. Deux séries de mon challenge série que je m'étais gardée pour cette période, pour faire un bon binge watch. Deux séries humoristiques, avec chacun ses caractéristiques, mais qui ont toutes les deux les qualités de parler de sujets sérieux et d'avoir des personnages plus qu'attachants. Un article bilan séries arrivant sous peu, je ne m'étant pas plus sur ces deux séries. J'ai aussi eu l'occasion de me mettre à jour dans Jane The Virgin, série qui respire l'été et la bonne humeur. J'avais arrêté la saison trois après la mort d'un personnage principal, le temps de m'en remettre, et c'est tout de même avec joie que j'ai repris la série pour terminer la saison. Toujours de l'émotion, toujours des rebondissements, tout ce qu'on attend de cette série ! Et enfin, dernière série dont j'aimerais parler dans cet article, celle qui nous a dit au revoir il y a quelques jours à peine : Orphan Black. J'ai commencé cette série il y a cinq ans, au tout début, j'ai pu suivre l'évolution des intrigues, des personnages, et c'est le coeur serré et très peinée que j'ai regardé le dernier épisode de cette série qui sortait tant de l'ordinaire. 

Film et livre
Petite catégorie qui regroupe les deux, car je ne vais pas m'étendre non plus vu que deux articles arrivent pour préciser les choses. En film, j'ai vu pour ce mois d'août Léon, qui est pour le moment, celui qui m'a le plus plu ! Film culte que j'avais un peu peur de voir car j'ai une fâcheuse tendance à m'ennuyer devant ces films dits cultes, et ce fut une belle surprise d'émotion, d'action, et de partage. En livre, vous devez savoir que j'ai toujours beaucoup d'ambition et d'espoir de lecture pour au final pas grand chose. Je n'arrive simplement plus à lire comme je pouvais le faire il y a quelques années. J'ai cependant terminé Just Kids de Patti Smith, commencé au début d'année, et véritable découverte et coup de coeur ! Je prépare un article dessus, mais c'est un livre autobiographique qui raconte l'histoire de Patti, et l'histoire de Robert Mapplethorpe, on se retrouve happé dans le milieu de l'art, de l'excellence mélangé à celui de la misère. Beaucoup d'émotion et beaucoup d'inspiration, en résumé. J'ai aussi lu ma première bd depuis bien des années, Un bruit étrange et beau de Zep. Gros coup de coeur, autant au niveau de l'histoire, des personnages, des dessins absolument sublimes, des couleurs très nettes et ambiantes, que de la philosophie et la morale qui peut s'en dégager. Ça m'a donné envie de vraiment me lancer dans des lectures de bd, et je conseille fortement cette lecture ! 

Musique
Il y avait deux albums que j'attendais particulièrement, et les deux m'ont enchanté. Lust for Life de Lana Del Rey, qui nous plonge dans une ambiance très 60-70, jouant avec nos émotions et nos rêves, comme elle a toujours su si bien le faire. Un album à la hauteur des autres, qui reste dans son univers, qui n'apporte pas spécialement de grandes surprises mais qui ne m'empêche aucunement de l'aimer. Mention spéciale aux chansons Lust For Life et Change. Le second, c'est Rainbow de Kesha, son grand retour. Et fracassant, pour le coup. Rainbow est un album intime, empli de sentiments, qu'elle nous partage avec bonheur. C'est un album de partage, véritablement, où elle nous évoque ses coups durs et ses espoirs. J'adore cet album, je l'écoute en boucle depuis sa sortie, et je suis plus qu'heureuse de ce retour magistral ! Mention spéciale aux chansons Praying, Let 'Em Talk et Hymn. J'aimerais aussi parler de l'album de Passenger, The Boy Who Cried Wolf, qui est doux, enivrant, étrangement réconfortant. Je l'écoute et je me sens bien, comme dans une bulle. La chanson Simple Song reste ma favorite de l'album. 

Eléonore
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vendredi 11 août 2017

Under his Eye


"N'oubliez jamais qu'il suffira d'une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant." Simone de Beauvoir

      Les mouvements féministes prennent du terrain de plus en plus, les femmes revendiquent leurs droits, revendiquent l'égalité. Rien n'est parfait, on avance petit à petit, une pierre à l'édifice à la fois. La série que je vous présente aujourd'hui nous rappelle que rien n'est gagné, et que ces pierres posées, peuvent se renverser d'un revers de main, et que les droits des femmes peuvent s'écrouler avec bien trop de facilité. The Handmaid's Tale est une série d'une saison pour le moment, renouvelée pour une seconde, sortie cette année sur la plateforme Hulu. Elle reprend le livre de Margaret Atwood, mais de quoi parle-t-elle ? 

     Dans un futur proche, les Etats-Unis sont renommés Gilead, après qu'un groupe religieux ait pris la tête du pays. Les conséquences ? La place de la femme est réduite à quatre postes : les Epouses qui dirigent les maisons, les Marthas qui se chargent de l'entretient et du repas, les Servantes qui servent à la reproduction et les Tantes qui sont chargées d'éduquer les Servantes sur leur rôle. The Handmaid's Tale se place dans un futur dystopique, où la fertilité a beaucoup baissé, les rares femmes fertiles vont donc être capturées et exploitées, pour donner naissance aux enfants des habitants de Gilead. Les femmes ne sont plus des personnes, mais des choses, chacune d'entre elle, peu importe son rang, a un devoir et doit le respecter.

      La série place en son centre la politique, la religion, la morale, avec toujours comme base la femme, ses droits (quasi inexistants) et ses devoirs. Société surveillée en permanence, difficile au premier abord de s'imaginer dans le futur quand tout est revenu à une vie aussi traditionaliste et conservatrice qui laisse entendre un retour en arrière conséquent. C'est pourtant le cas, et c'est grâce à des flashbacks de la vie d'avant du personnage principal, Offred, une Servante, que l'on comprend l'engrenage a commencé. C'est d'autant plus troublant que ça commence par des petites choses, et qu'on voir peu à peu les droits des femmes partirent en poussière, et d'autant plus inquiétant que ça pourrait arriver à tout moment dans notre société, si ce n'est pas déjà le cas dans certains pays. 

     The Handmaid's Tale c'est aussi une atmosphère. Tout est froid, voire glaciale, fade, presque sans vie. On assiste à un spectacle terrible et c'est comme si personne ne pouvait rien faire. Tout se passe trop vite, ou pas assez. On est pris dans un entre deux, et comme ces jeunes femmes, on ne sait pas comment en voir le bout. La série fait écho au présent, à notre réalité. Une scène choquante arrive quand deux femmes amoureuses sont découvertes, dans une société qui n'accepte pas l'homosexualité, et sous nos yeux elles subissent la mort et la torture. Ce qui fait froid dans le dos, quand on sait que ça arrive tous les jours. La religion est utilisée avec terreur et extrémisme, en cachant toute l'horreur derrière des cérémonies déguisées, faisant parfaitement écho une fois encore au terrorisme et aux dictatures qui utilisent la religion comme violence, parfois même sans que les habitants s'en rendent compte.

     Je suis sortie de ce visionnage le coeur lourd, très lourd. J'ai eu peur tout d'un coup, en tant que femmes, en voyant cette série. J'ai compris alors que c'est une série tirée d'un livre de science-fiction, mais qu'elle se mêle que trop bien à la réalité. J'aurais aimé qu'il y ait plus de promotion pour cette série qui mérite plus que tout un visionnage de chacun, afin de comprendre, de réfléchir, et de se rendre compte que rien n'est gagné et que nous devons encore nous battre pour nos droits, et ce pendant longtemps encore, afin d'éviter que le scénario catastrophe présenté ne devienne réalité.


Eléonore
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dimanche 30 juillet 2017

Le film de la semaine : bilan de juillet


   Pour suivre l'article bilan de juin, voici donc le bilan de mes films vus en juillet. Pas d'envies particulières, pas de thème, tout s'est passé au feeling et des fois au hasard, ce qui fait du bien aussi. Voici donc cinq films totalement différents les uns des autres, qui composent mon mois de juillet.

LionAu milieu des années 80 en Inde, Saroo vit dans la plus extrême pauvreté. A 5 ans, il est séparé de sa famille et se retrouve sans domicile fixe dans les rues de Calcutta. Bientôt recueilli par une famille australienne, il apprend l'anglais, intègre une autre culture, loin de ses origines. Devenu adulte, Saroo décide de retrouver la trace de sa famille. → Sorti cette année, ce film a fait parler de lui et c'est pour le synopsis touchant que j'ai décidé de le voir. Tirée d'une histoire vraie en plus, de quoi me plaire. J'ai adoré suivre l'histoire de Saroo, me plonger d'abord dans la pauvreté et la difficulté de l'Inde, puis dans le dépaysement de la Tasmanie. Histoire incroyable, épopée moderne, et histoire qui s'est avérée véritablement touchante, mais pour autant le film n'est pas excellent, il a manqué de quelque chose selon moi dans la seconde partie du film, tout s'est passé trop vite, sans profondeur, alors que toute la première partie était excellente et très exaltante à suivre, la seconde m'a laissée un vide. A voir tout de même.

The Amazing Spider-ManPeter Parker cherche à résoudre l'énigme de la disparition de ses parents. Mais ceci le mène à confronter le Dr. Connors, ancien collègue de son père. → Changement complet de registre. Ce film traînait sur mon ordinateur depuis bien deux ans, et je me suis dit pourquoi pas ? De base, je ne suis pas une grande fan du monde des super héros, surtout qu'on en voit partout et beaucoup trop, mais j'aime tenter le coup quand même car j'ai de belles surprises. Pour ce film, il n'y en n'a pas eu. J'ai pas été spécialement emballée, si l'intrigue autour des parents de Peter est intéressante, qu'il y a des moments touchants et drôles, je me suis surtout ennuyée à pas mal de moments du film. 

A Cure for Life Lockhart, jeune cadre ambitieux, est lancé sur la trace de son patron disparu dans un mystérieux centre de bien-être en Suisse. Pris au piège de l’Institut et de son énigmatique corps médical, il découvre peu à peu la sinistre nature des soins proposés aux patients. → Le trailer m'avait beaucoup intrigué quand le film est sorti, et j'ai voulu tenter le coup. Univers sombre, énigmatique, basé sur un mélange de science, de légende, de questions éthiques. On va suivre l'aventure de Lockhart qui va essayer de comprendre ce lieu, de découvrir pourquoi il est si malsain, et surtout, de voir comment il va vouloir s'en échapper. Le film est visuellement très beau et bien fait et nous plonge dans l'intrigue, qui elle, est intéressante à suivre parce qu'on ne sait pas forcément où elle va nous mener. Des personnages étranges, forts, plus ou moins attachants. J'aime aimé ce film, que j'ai trouvé original et surprenant, qui rentrait parfaitement dans son univers et le tenait jusqu'à cette scène finale énigmatique.

La La Land | A Los Angeles Mia et Sebastian sont bien loin de la vie rêvée à laquelle ils aspirent. Le destin va réunir ces doux rêveurs, mais leur coup de foudre résistera-t-il aux tentations, aux déceptions, et à la vie trépidante d’Hollywood ? → On en a entendu parler de ce film, encore et encore, jusqu'à en être gavé. Quelques mois après toute l'effervescence passée, je me lance finalement ... et quelle déception ! Si le film est jolie visuellement, que les chansons sont biens, c'est tout ce qui en ressort vraiment. Je l'ai trouvé plat, sans originalité, une romance basée sur un rêve commun de grandeur, deux personnages que j'ai pas trouvé charismatique ou attachant, des scènes un peu vus et revus. Pour moi ce film n'apporte rien de nouveau, et le côté comédie musicale et franchement pas réussi avec des chansons que trop rares qui ne restent pas en tête comme ce genre devrait le faire. Je n'ai pas compris tout l'amour envers ce film, car je me suis personnellement ennuyée tout du long, c'est une de mes plus grande déception cinématographique de l'année.

The Lure Deux sœurs sirènes travaillant dans un nightclub doivent affronter de bien cruelles et sanglantes décisions lorsque l'une d'elles tombe amoureuse d'un beau jeune homme. → Comédie musicale polonaise mélangent le gore, le thriller, et bien d'autres gens encore, je ne vais pas m'étendre dessus parce que j'y ai consacré un article que vous pouvez retrouver ici. Ce film fut un véritable coup de coeur, trop peu connu, que je conseille plus que vivement, rien que pour l'originalité et le souffle nouveau de véritables tentatives qu'il apporte. 

Nocturnal Animals | Susan, galeriste perdue dans sa vie de bourgeoise, reçoit un jour un roman de son ex-mari Edward, et sa lecture va la faire réfléchir sur sa propre vie. → Très intriguée par ce film, je voulais le voir dès sa sortie mais ça s'est finalement fait que maintenant. On suit deux histoires en parallèle, une sorte de mise en abîme, avec des flashs du roman que lit Susan. Deux mondes bien distincts, un premier très froid, très gris et monochrome, le second très chaud voire aride, qui chacun représentent parfaitement l'histoire racontée. Si j'aime bien compris les sous-entendus, les références du livre à la vie qu'avait pu vivre Susan et Edward, en plus cruelle et acerbe, je dois avouer m'être un peu ennuyé. Toute la symbolique était intéressante, le visuel très beau, mais l'histoire en soit ne m'a pas plus emballé que ça.

Eléonore
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jeudi 20 juillet 2017

Le film de la semaine : bilan de juin


    C'est avec un peu de retard que je publie le bilan de juin du challenge Le film de la semaine. J'avais au départ prévu de le mixer avec le bilan de juillet, mais comme il y a déjà pas mal de films pour juillet, je préfère tout de même les faire séparément pour ne pas faire un article à rallonge. J'avais un thème pour juin pour fêter à ma façon le Pride Month, qui était donc de prendre des films LGBT. J'en a vu trois, et voici donc mes avis

Pride | Été 1984, sous Thatcher, des activistes gays et lesbiens gallois récoltent de l’argent pour soutenir les mineurs en grève. Ainsi débute l’histoire extraordinaire de deux communautés que tout oppose, mais qui finiront par s’unir. → Belle transition avec le thème des biopics du mois de mai, c'est donc une histoire vraie que j'ai voulu voir. L'union de deux minorités au Royaume-Uni : le mineurs et la communauté LGBT. Si l'histoire montre surtout l'aide des LGBT envers ces mineurs en grève, elle nous montre avec douceur comment l'acceptation, l'entraide, la solidarité, peuvent faire changer les mentalités ET les choses. Deux mouvements qui s'unissent pour faire entendre leur voix, c'était un film très touchant avec des personnages que j'ai beaucoup aimé.

Harvey MilkL'histoire d'Harvey Milk, le premier homme politique ouvertement gay qui s'est battu pour les droits de ses confrères, jusqu'à son assassinat en 1978. → Autre biopic, qui suit l'histoire d'Harvey Milk, militant gay et homme politique qui s'est battu pour les droits des LGBT toute sa vie. C'est une histoire que j'ai aimé suivre, un homme simple qui veut lui aussi faire entendre sa voix et qui tentera petit à petit à changer les mentalités et à bouger les choses pour les droits LGBT. Si l'histoire et le parcours d'Harvey m'ont intéressés, je dois dire que je suis un peu rester de marbre face au film, j'ai pas eu spécialement d'émotion ou d'attache aux personnages, et un mois après le visionnage je dois dire qu'il ne m'a pas marqué plus que ça algré le sujet qui m'intéressait au départ.

But I'm a Cheerleader Megan est une lycéenne ordinaire, pom-pom girl et fiancée du capitaine de l'équipe de foot. Mais ses parents, alertés par son comportement, l'envoient dans un établissement de thérapie, « True Directions », dont le but est de rendre hétérosexuels les jeunes lesbiennes et gays. Entourée d'homosexuels refoulés ou repentis, Megan ira à la découverte de ses penchants, dont elle ignorait tout. → Après deux biopics assez forts au niveau de l'histoire LGBT, j'ai voulu voir un film un peu culte dans le milieu LGBT et un peu plus décalé. C'est un film à prendre au troisième degré et plus encore, qui satire un peu les "camps" de thérapie pour soigner les personnes homosexuelles qui peuvent encore exister aujourd'hui. Si l'idée est plutôt fun, que la film part complètement dans son délire et le suit jusqu'au bout, j'ai pas accroché, et je me suis plutôt ennuyée pendant le visionnage. Je ne le regarde pas forcément, c'était plus une perte de temps qu'autre chose.

   Voilà donc pour le bilan de juin sous le thème LGBT. Pas de thème pour juillet, mais déjà cinq films visionnés, et peut-être un ou deux encore d'ici là. Ce sera le prochain article pour ne pas entamer sur le mois d'août. 

Eléonore


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vendredi 14 juillet 2017

Coup de coeur éclair #1

      C'est avec un nouveau type d'article que je reviens aujourd'hui. Comme vous le savez, j'essaie de regarder quatre films par mois (que je présente sous des articles) mais sans approfondir plus que ça et sans spoiler, j'y donne surtout mon avis et mon ressenti sans entrer dans les détails. J'essaie aussi d'écouter le plus d'albums possible, parce que j'ai une liste longue comme le bras à écouter sur spotify, mais je n'en parle que rarement sur mon blog, encore moins en détaillant. Et il arrive qu'un visionnage ou qu'une écoute se solde par un coup de coeur. C'est pour ça que j'ai décidé de faire ces articles Coups de coeur éclairs, pour pouvoir en parler un peu plus longuement. Si pour le moment j'envisage de ne parler que de films ou d'albums, il est possible d'un livre ou qu'une série s'incruste dans ces articles, si je ne compte pas en faire un propre. 


        On commence donc aujourd'hui avec un film polonais d'Agnieszka Smoczyńska, The Lure (Corki Dancingu de son titre original) sorti en 2015. J'ai décidé de le regarder parce que son affiche m'a tapée dans l'oeil, que je n'ai jamais vu de films d'origine polonaise. C'est un film, tout ce qu'il y a de plus étrange, qui mélange les genres. C'est une comédie musicale qui conjugue scènes gores, scènes érotiques, critique sociétales, mythologie. Le synospis est plus simple : c'est l'histoire de deux soeurs sirènes qui se retrouvent chanteuses dans un strip club, et dont l'une tombe amoureuse d'un humain. Premier détail intéressant c'est celui de la mythologie. Ce n'est pas les sirènes glamour et douce d'aujourd'hui, mais vraiment celles qui charment les hommes pour les tuer ensuite. Second détail c'est le côté années 80 et comédie musicale. Il y a pas mal de chansons tout au long du film avec un style très new wave, très électrique, pétillant, pailleté, qui plait ou non, personnellement j'ai adoré les chansons et je les écoute en boucle. 

         Quand la comédie musicale rencontre le thriller, ça donne un film étonnant. Déjà par son synopsis, par ses plans et ses scènes, mais aussi parce que la réalisatrice en a fait. Ces deux sirènes (nommées Or et Argent) ne sont pas du monde des Hommes, elles ont du mal à trouver leur place, à se conformer à ce que la société attend d'elles, et quand l'une d'elle va prendre des mesures drastiques pour y arriver, le résultat sera terrible et poignant. Cela a été facilement vu comme une métaphore pour la communauté LGBT, les minorités de couleur, et les immigrés. The Lure nous montre que même en faisant tout pour se soumettre à ce que la société veut, elle ne nous voudra pas, et que faire cela fera disparaître ce qui fait que nous sommes nous-mêmes. 

        Visuellement c'est beau et très contrasté. Les scènes se passent souvent de nuit, et sont donc très sombres dès que l'on est à l'extérieur et que l'on suit ces sirènes envoûtantes et elles-mêmes sombres ; mais tout s'éclaircit et se colorie à l'intérieur du club ou dans le centre commercial, dès qu'il y a beaucoup de personnes. Parce que les autres peuvent nous pousser au bon comme au mal. Les musiques sont à la fois entraînantes par la mélodie, et souvent plus graves par les paroles. Je précise que tout est en polonais, ce qui rajoute bien entendu le charme de regarder un film étranger. J'ai lu quelque part que ce sont de vieilles chansons polonaises des années 80 qui ont été reprises pour le film et son histoire. 

           Je n'ai vraiment pas l'habitude de faire des critiques de films, parce que je commence tout juste à me forger une petite culture cinématographique, et que je ne me sens pas toujours à l'aise à côté des belles critiques qu'on trouve un peu partout sur internet. J'espère cependant que celle que j'ai présenté vous donnera envie de voir The Lure, de découvrir son univers et les questions que le film pose. Peut-on vraiment faire partie de la société quand on n'est pas conforme à ce qu'elle veut ? Comment conjuguer singularité et ces attentes de la société ? Est-ce que ça vaut vraiment le coup de perdre ce qui nous rend si unique ? 

Eléonore

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dimanche 9 juillet 2017

Mes albums d'artistes féminines préférés

     Je me suis rendue compte que j'écoutais beaucoup d'artistes féminines, et que cela pouvait être intéressant de vous présenter mes albums favoris de ces artistes. Bien souvent je les aime tous ou presque, mais j'ai quand même tranché pour choisir celui dont l'atmosphère me plait le plus. Si les styles peuvent varier, ça restera souvent de la pop, de l'indie ou du rnb, et sera soit récent soit datant de quelques années. Le but est de vous faire une liste de ces albums plutôt que des faire des paragraphes dessus, car ça ne restera qu'un avis subjectif (plus encore en musique qu'en film ou série je pense), et il vaut mieux écouter par vous-même et vous forger votre propre idée. Voici donc ma sélection de 10 albums féminins dont je ne me lasse pas !



Joanne, Lady Gaga (2016)


Number 1 Angel, Charli XCX (2017)

Badlands, Halsey (2015)


Electra Heart, Marina and the Damionds (2012)


Wounded Rhymes, Lykke Li (2011)


All My Demonds Greetin Me as a Friends, Aurora (2016)


AIM, MIA (2016)


Ultraviolence, Lana Del Rey (2014)


Pure Heroine, Lorde (2013)


Anti, Rihanna (2016)


Eléonore


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jeudi 29 juin 2017

On s'occupe comment cet été ?


   Soleil flamboyant, ciel épuré, chaleur insoutenable, et grandes vacances pour les plus chanceux. Tous les signes que l'été est bel et bien installé pour cette année. Et pendant ce laps de temps, qu'est-ce qu'on regarde, et qu'est-ce qu'on écoute ? De grandes questions avec une immensité de réponses possibles, mais aujourd'hui je vous présente les miennes. Ma petite sélection personnelle de séries, films et albums, totalement feel good pour cette saison.

     Sur le petit écran, qu'est-ce qu'il y a ? Qui dit été dit deux choses : envie d'être relaxé, mais aussi plus de temps. C'est pour ça que l'été c'est la saison parfaite pour les séries feel good, qui allient bonne humeur, personnages attachants, humour et émotion, sans être jeté pour autant dans un torrent de drame. Pour cela, je vous propose Jane The Virgin, série de trois saisons qui n'était pas vraiment attendu à sa sortie, et qui a réussi à faire un carton en alliant humour, intrigues rocambolesque et romance. Parodie des télénovelas, elle saura parfaitement vous satisfaire en suivant les aventures de Jane, une femme vierge qui se retrouve accidentellement inséminée et de ce fait enceinte, et vous n'êtes pas au bout de vos surprises. Envie de pousser la chansonnette ? Deuxième série feel good que je propose c'est Nashville. Elle se place dans la célèbre ville de la country et suit des artistes flamboyants ou à en devenir. Pleine de drama aussi, parce qu'il faut bien, elle contient des personnes attachants dont on a envie de suivre les histoires, et a cette atmosphère familiale qui peut plaire. Si vous avez du temps, je ne peux que vous inviter voir, revoir, ou re-revoir Desperate Housewives ! Pas besoin de s'étendre, tout le monde connait, et tout le monde aime ou aimera suivre les aventures de ces femmes et de quartier plein de surprises et de charme. Si vous aimez le drama en toute saison et les séries cultes, c'est Lost que je vous propose. Et bien oui, quelle meilleure moment de l'année pour regarder une série qui se passe sur une île -plus ou moins- déserte ? Si avez envie d'humour sans drama, je vous propose enfin Parks and Recreation, Brooklyn Nine-Nine, Fresh Off The Boat, ou la cultissime Friends. Rien de mieux que des épisodes de vingt minutes et des fous rires garantis.

    Le petit écran c'est fait, passons donc au grand. Vous savez que je suis loin d'être une experte en cinéma, et que je suis encore plus loin d'avoir vu tout ce qu'il y avait à voir. Pour autant j'ai quand même tenu à vous faire cette petite sélection de films qui répondent véritablement au terme feel good. Mamma Mia c'est ma valeur sûre. Je le regarde chaque été sans m'en lasser. Grande fan d'ABBA ça aide sûrement, mais tout est bon dans ce film, les acteurs, les personnages, les scènes ! Pour rester dans l'univers de la chanson, Good Morning England, que j'ai vu il y a pas mal de temps déjà mais qui m'a énormément touché et plu. Autre film qui conjugue histoire forte et humour, c'est Intouchable. Découvert cette année j'ai adoré du début à la fin, et j'en redemandais encore. L'été c'est aussi le bon moment pour se faire de bons blockbusters, des films d'action qui nous berce dans un univers. Pour ça je propose la trilogie X Men, que j'adore et dont je ne cesserai jamais de louanger (surtout les trois premiers, même si les autres sortis sont plaisants aussi, rien ne vaut les premiers) ou bien pour rester dans l'univers superhéros Les Gardiens de la Galaxie.


    Et pour finir, quand on a juste envie de fermer les yeux et de se laisser bercer par une belle mélodie, voici ma sélection d'albums. Mon incontournable qui se devait obligatoirement d'être dans cette liste, plus encore en été, c'est Animal de Fakear. J'ai écouté cet album un nombre incalculable de fois et je ne m'en lasse pas, il respire véritablement l'été, la sérénité, le bien-être intérieur. Autre album, autre style, une découverte toute nouvelle qu'est AIM de MIA, qui propose des sons originaux et énergiques. Revenons quelques décennies en arrière avec Rumors des Fleetwood Mac, style pop-rock très bohème, très d'époque, mais avec des musiques qui ne vieillissent pourtant aucunement. Je glisse aussi mon petit coup de coeur du moment, du rap français, Disiz la Peste avec Pacifique, petit chef d'oeuvre de mélodies et de paroles qui met du baume au coeur autant qu'il nous fait réfléchir. Un classique pour moi, c'est An Awesome Wave de Alt-J, un de mes groupes favoris, qui propose des sons indémodables. Découverte du mois dernier, c'est 9 de Cashmire Cat, des morceaux electros orignaux avec de bons featuring, de quoi se mettre bien dans l'ambiance. Dans le genre plus pop, mon gros coup de coeur de 2017 (qui le restera peut-être jusqu'à la fin, qui sait) Number 1 Angel de Charli XCX dont je ne me lasse pas, ou So Good de Zara Larsson. Je termine cette sélection musicale avec un peu de rock, et l'album de 2016 de Sum 41, 13 Voices qui m'a fait véritablement redécouvrir ce groupe que je connais depuis l'enfance sans vraiment m'y être attardée avant.

    J'aurais voulu proposer des lectures aussi, mais je lis vraiment de moins en moins, ce sera donc peut-être pour l'année prochaine, avec un peu de motivation je présenterai peut-être un article avec mes lectures de 2017, si elles avancent. C'est un nouveau genre d'article que j'ai beaucoup aimer faire, et qui sera possiblement de retour pour l'hiver, à voir. N'hésitez pas à proposer vos séries, vos films et vos albums, pour m'en faire découvrir de nouveaux !

Eléonore
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lundi 19 juin 2017

Château de cartes ou jeu d'échec ?


   C'était il y a un an, lors du Challenge Séries 2016, que j'ai commencé la série House of Cards. J'en avais beaucoup entendu parler, on me l'avait même conseillé, et pourtant malgré beaucoup d'ingrédients qui pouvaient à coup sûr me plaire je ne l'ai commencé que très tard. C'est un mal pour un bien car de ce fait j'ai pu visionner les quatre saisons d'une traite, et quel plaisir ! Il est donc temps pour moi de m'arrêter aujourd'hui sur ce petit bijou de la télévision, rentré avec une facilité déconcertante dans mon top 5.

    Mais House of Cards, de quoi ça parle ? C'est une série politique produite par Netflix, qui fait grandement parler d'elle dans la sphère des sériephiles. C'est aussi le remake américain d'une série anglaise, mais qui fait donc les choses bien à sa façon puisque les systèmes politiques ne sont pas tout à fait pareil dans les deux pays. Dans le pilote de la série, le décor est planté : Frank Underwood, personnage principal, politicien expérimenté, se fait piquer la place qu'il convoitait tant. Suite à ça, il décide de changer complètement son fusil d'épaule, de ne plus faire dans les règles, mais bien de suivre les siennes et de tout faire pour se hisser sur la grande marche. On comprend rapidement que le but de Frank est de devenir président des Etats-Unis, et que dans les premières scènes de l'épisode, tous les personnes l'entourant auront à un moment ou à un autre un rôle. Frank est entouré de deux personnes importantes : Claire, sa femme, qu'on comprendra rapidement tout aussi ambitieuse que son mari, et Doug, son bras droit, qui ferait n'importe quoi à la demande de son patron.

   Les sujets centraux varient selon les saisons, car l'histoire progresse. Cependant on retrouvera les mêmes éléments pendant les cinq saisons, simplement revisités, mieux maîtrisés. L'importance de la presse est bien présente tout au long des saisons, presse qui est soit un allié quand Franka arrive à maîtriser cet élément, soit un ennemi quand cet élément s'attaque à lui. Autre grand personnage non humain de la série, c'est bien entendu la Maison Blanche, et tous ceux qui y circulent. Deux entités puissantes qui s'uniront, se démoliront tout au long des saisons. Et dans ces deux puissances, des personnages, certains bons, justes, certains plus machiavéliques. La série révèle sans nul doute le côté qu'on aime imaginer de la politique : celui des stratégies, des alliances, des coups bas, des trahisons, des vengeances. La politique est montrée comme un jeu d'échec, il y a le but final, les façons d'y arriver, les pions, les pièces maîtresses du jeu, le tout dirigé par un esprit intelligent qu'est celui de Frank Underwood.

     La série m'a tout de suite accrochée. Intéressée par la politique de base, cela a peut-être joué, mais je suis certaine que c'est une série qui peut plaire à tous. Il y a des intrigues, à la fois politiques, personnelles et amoureuses. Mais ce qu'il y a de mieux dans House of Cards c'est son atmosphère. Il y a bel et bien une ambiance propre à la série, qu'on voit déjà au visuel : tout est très froid dans la série, très gris, très organisé, très droit. Tout est à sa place dans une ambiance presque glaciale dans laquelle évoluent tous les personnages, qui sont eux-mêmes froids, gris et organisés. Le grand coup de maître, si je puis dire, de la série, ce sont aussi les moments face caméra. En effet Frank à des moments, nous parle. Comme des apartés rien que pour nous, pour nous expliquer la situation, pour dévoiler ses projets, ses plans tordus. Il fait de nous non plus de simples spectateurs, mais des complices de ses actes. C'est un homme charismatique aux actes troubles qu'on ne voudrait pas cautionner, mais qui par ce système de face caméra, nous inclue contre notre grès. 

    Difficile de faire concis sur une série aussi complète. Pour autant je vous conseille franchement le visionnage de House of Cards, qui amène drame, rebondissement, malice, stratégie, rire, pleure, le tout dans une atmosphère bien à elle. Les intrigues et les personnages évoluent tout du long, il y a des alliances qui se font et se défont, même celles qu'on pensaient durables pour toujours. House of Cards c'est la loi du plus fort, mais en plus rusé.

Eléonore
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mercredi 7 juin 2017

7 raisons de se mettre à la k-pop


   C'est la premier fois que je fais un article du genre, mais je me suis que ça pourrait être intéressant pour ceux qui ne sont pas encore tombés dans l'univers de la k-pop, de comprendre pourquoi ça a pris autant d'importance et de vous donner quelques raisons de céder. Il est possible d'avoir une mauvaise opinion sans avoir forcément déjà écouté cette musique, parce que ça semble être un monde un peu à part dans l'univers musical, avec une fanbase solide et active qui peut un peu rebuter. J'avoue avoir eu un peu d'a priori au début, parce que j'avais l'impression que c'était surtout une image négative qui en ressortait. Voici donc X raisons de découvrir ce style.

1. La k-pop ce n'est pas qu'un seul style de musique. C'est souvent résumé à "pop coréenne" mais c'est en fait bien plus que ça, c'est un véritable mélange de genres. Si bien entendu le fond reste souvent très pop, il est agrémenté de rap, de r'n'b, de rock, d'electro, de dance, ou être simplement une ballade. C'est pour moi ce qui fait le grand charme de la k-pop, de ne pas être défini par un style, de savoir mélanger, de savoir expérimenter, et faire des assemblages orignaux qu'on n'entend pas forcément en Occident.

2. Un peu de dépaysement. Le français on connait, l'anglais on connait, même l'espagnol et les langues nordiques on commence à les entendre, mais souvent le coréen c'est nouveau à l'oreille. Le plus clair du temps, on comprend pas ce qu'il veut dire si on n'est pas bilingue, et si ça peut en rebuter certains, c'est une découverte, un exotisme qui peut aussi plaire. Les titres sont souvent en anglais, et il y a aussi souvent quelques mots ou quelques phrases en anglais dans les chansons, donc si, on peut quand même chanter avec !

3. Des groupes bien remplis. Bien entendu, dans la k-pop il y a des artiste solo, mais c'est vrai que la musique est surtout dirigé par des groupes. En Occident, il n'y a pas tant de groupes de chanteurs que ça, et il est rare de les voir dépasser les cinq membres. Alors qu'en k-pop, il n'y a rien de choquant à voir des groupes de sept, de neuf, ou de onze membres. Encore une fois, on aime ou on aime pas, et c'est souvent un peu compliqué de s'y retrouver, mais c'est un charme qu'il faut leur laisser. Et c'est une sacrée performance de gérer autant de monde, de tout synchroniser autant dans les paroles que dans les chorégraphies.

4. L'importance des chorégraphies. Oui parlons-en des choré ! On en a aussi par chez nous, mais ça n'a rien à voir. Dans la k-pop c'est vraiment important, tellement que toutes les représentations reproduisent cette chorégraphie qui correspond à la chanson, et qu'il y a sur internet ce qu'on appelle des dance practice, où les membres dansent pour qu'on puisse reproduire les pas si ça nous plait. De ça est né pas mal de vidéos et de chaines de covers de danse. Il n'y a pas de choré pour toutes les chansons, mais souvent les clips ont une grande partie dansée autant qu'une partie esthétique.

5. La beauté du visuel. Outre la chorégraphie, le gros charme des clips de k-pop se sont l'esthétisme apportée. C'est clairement plus travaillé, plus original, et plus ambitieux que les clips occidentaux. D'ailleurs dans le milieu on dit M/V pour music video. Avant d'aimer la k-pop je ne m'intéressais pas du tout aux clips, car souvent sans grand intérêt que de voir l'artiste, mais depuis j'adore. L'esthétisme est vraiment présente, au niveau des partis pris des couleurs, des décors, des costumes. On est plongé dans un monde beau visuellement qui donne envie de voir le clip encore et encore, pour en comprendre les détails, ou simplement pour admirer le travail derrière. 

6. La proximité des artistes. Bon quand je dis proximité je veux pas dire physiquement, parce que c'est à peine s'ils viennent en Europe pendant leurs tournées, ni même au niveau de la langue parce que tous ne parlent pas anglais. Mais en Corée la k-pop c'est vraiment le premier style de musique, et il a une grande importance dans la vie des artistes (dits idols) et des fans. Ils sont souvent filmés, photographiés, ils participent à des interviews, à des shows télévisés, ils ont tout pour se promouvoir. Bien entendu c'est aussi le cas pour nos artistes occidentaux, mais c'est vraiment plus "intimes" dans la k-pop, ou même des moments de vie, des sortes de bêtisiers, peuvent sortir. De ce fait il y a énormément de vidéos des idols.

6. Découvrir toujours plus. Ce point peut reprendre l'ensemble des points précédents. On peut découvrir vraiment beaucoup de choses en écoutant de la k-pop, première une diversité des styles, des "concepts" proposés par les artistes, des arts (entre musique, danse, et visuel). Vient ensuite la découverte d'une nouvelle langue, n'une nouvelle écriture, d'une nouvelle culture. Devenir de plus en plus curieux de comment on fait et on voit les choses en Corée, qui s'avère souvent bien différent de ce que l'on fait chez nous. Et enfin décider de ratisser plus large, et de s'intéresser au cinéma coréen (qui commence à vraiment monter en puissance d'un point de vue international), mais aussi aux dramas (style télévisuel que j'adorais quand j'étais plus jeune et que j'ai -un peu- repris depuis que je me suis mise à la k-pop), à la littérature, à la langue, à la cuisine, ... 

   Et pour conclure cet article quoi de mieux qu'une petite sélection de mes chansons et m/v préférés ? J'écoute autant de boys bands que de girls bands, donc chacun devrait trouver son bonheur.


Eléonore
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vendredi 2 juin 2017

Le film de la semaine : bilan de mai


     Qui dit fin du mois, dit article bilan sur les films que j'ai pu voir. J'avais décidé d'un thème pour mai : les biopics. C'est un genre que j'aime particulièrement parce que je suis toujours curieuse de connaître la vie d'artistes et stars que j'aime, ou de connaître une histoire extraordinaire qui s'est véritablement passée. C'est un thème que je referai sûrement au cours de l'année, parce que j'ai une longue liste de biopics à voir. J'ai aussi été deux fois au cinéma, deux film hors thème des biopics mais que je me devais d'ajouter quand même.

Frida | La vie de Frida Kahlo, artiste peintre mexicaine du XXè siècle qui se distingua par son oeuvre surréaliste, son engagement politique, sa bisexualité. → Frida, c'est un sacré personnage. J'en entends parler depuis des années, mais j'avoue avec honte que je suis jamais allée voir plus loin de qui elle était, et de ce qu'elle faisait. Ce mois des biopics était donc le moment parfait pour me faire ce film, et tout apprendre d'elle, ou presque. J'ai vraiment beaucoup apprécié le film, par son esthétisme, par sa façon de raconter cette histoire, mais c'est surtout Frida qui m'a interpellée. Je comprends maintenant pourquoi tant d'engouement envers elle, c'était une femme incroyable forte, talentueuse et pleine de valeurs et d'opinions. Un caractère fort ponctué d'une sensibilité humaine et artistique, je dis oui.

Dalilda | Le film est le portrait intime d’une femme absolue, complexe et solaire. Une femme moderne à une époque qui l’était moins. Malgré son suicide en 1987, Dalida continue de rayonner de sa présence éternelle. → Dalida, c'est un personnage qui m'a toujours fasciné. Elle n'a jamais été oubliée de français, et même si je suis née bien longtemps après sa mort, j'en ai entendu parler encore et encore. Je voulais absolument voir le film à sa sortie, mais je n'ai finalement pas pu, mais c'est maintenant chose réglée. C'est un vraiment bon film, qui dure longtemps mais ne s'éternise pas. Je n'ai pas vu le temps passer, tant j'étais fascinée par le personnage, par sa vie, par ses tracas. Le seul reproche que je peux faire, c'est que le film se fixe surtout sur ses relations amoureuses, et moins sur sa psychologie ou sa passion de la musique, et j'ai trouvé ça dommage. J'avais le sentiment qu'elle a été réduite à ses histoires de coeur en fait, mais ça reste un film que je conseille si vous aimez Dalida ou que vous voulez en savoir plus sur sa vie.

Walk the line | 1957. L'Amérique ébahie découvre la première rockstar de l'Histoire. Son nom : Johnny Cash. "L'homme en noir" a connu tous les excès. → Première chose à savoir : j'adore Johnny Cash. C'est donc naturellement que ce film était dans ma liste de films à voir cette année, et qu'il rentrait parfaitement dans le thème de ce mois. On découvre les débuts du grand chanteur, comment à a débuté, comment il a vécu ce passage de personne lambda à rockstar. Sa relation avec la chanteuse June Carter est l'élément essentiel du film, et autour de ça valse sa relation avec son père, sa première femme, et la drogue. Un film qui a à la fois cassé un peu le mythe que j'en avais, tout en le réveillant en même temps. Il a vécu des merdes, c'est pour ça que ses chansons sont vraies. Biopic qui n'a pas été un coup de coeur pour autant, il y a eut des moments où je me suis ennuyée, mais je le conseille tout de même au fan de Cash et de country.

Le roi Arthur | Jeune homme futé, Arthur tient les faubourgs de Londonium avec sa bande, sans soupçonner le destin qui l'attend – jusqu'au jour où il s'empare de l'épée Excalibur et se saisit, dans le même temps, de son avenir. → On sort complètement du thème biopic. C'est le premier film vu au cinéma que j'ai à vous présenter. Il reprend donc la célèbre légende du roi Arthur, qu'on connait tous plutôt bien puis-ce qu'elle fait partie de l'imaginaire occidental depuis longtemps. C'est une légende que j'adore et que j'aime redécouvrir. Le film est un mélange d'action, d'épique, et de touches comiques. C'est un bon film, avec de beaux décors, une belle bande-son, des personnages plutôt séduisants, mais il n'a rien de transcendant pour autant.

Les gardiens de la Galaxie | Les Gardiens vont cette fois devoir lutter pour rester unis lorsqu’ils percent le mystère de la véritable filiation de Star-Lord. → Deuxième film vu au cinéma. J'avais vu le premier il y a peut-être un an, parce que je suis toujours récalcitrante face aux films qui buzzent. J'ai bien aimé le premier, mais sans plus. Ce second volume par contre a été un gros coup de coeur. Les éléments comiques, d'action, du premier ont été repris, ainsi qu'une bande-son toujours géniale à écouter. J'ai sûrement préféré le second parce que je l'ai vu au cinéma, et je pense que ça change pas mal de choses. Les personnages sont toujours aussi drôles et excellent, l'intrigue principale était bonne à suivre, et il y a eu des passages véritablement émouvants.


   Le mois de juin étant le Pride Month, je vais essayer de faire un thème spécial LBGT, vu que j'ai en plus une longue liste à voir de films qui traitent de ce thème, mais si vous avez des recommandations, je suis pour aussi. On se retrouve le mois prochain pour l'article bilan de juin, et entre temps pour un (voire deux) articles musique !

Eléonore
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