dimanche 17 septembre 2017

Pourquoi je suis devenue végétarienne ?


      En décembre dernier, j'ai pris la décision de devenir végétarienne. Je voulais en premier lieu partager le bilan de ma première année, mais j'ai pensé qu'ils serait peut-être plus logique de faire un article des raisons qui ont fait que j'ai décidé d'aller vers le végétarisme. Cet article a pour unique but de parler de mon expérience personnelle, de confronter les habitudes que j'ai pu avoir à celles vers lesquelles j'ai voulu me diriger, ainsi que de mes sentiments et ressentis personnels. 

     Je tiens premièrement à définir le régime végétarien, qui est donc le fait de ne plus manger de viande, de poisson, de fruit de mer, ... et qui n'inclut pas ce qui est produit par les animaux comme le lait, les œufs, et j'en passe. Je tiens à le rappeler car j'ai dû expliquer plus d'une fois la différence à des personnes qui s’obstinaient à dire qu'être végétarien c'était aussi de ne plus manger ce qui est produit par les animaux ou qu'un végétarien mangeait encore du poisson ou des crustacés. Je ne suis en aucun cas une experte du végétarisme, du végétalisme, ou des nuances qu'il peut y avoir mais c'est depuis un an maintenant des sujets qui m'intéressent, et que j'étudie véritablement, essayant d'en comprendre les nuances et les idées. C'est un sujet qui m'interpelle, et j'essaie de ce fait de pousser cette curiosité, de regarder des vidéos, de lire des articles, pour vraiment comprendre les choses, les impacts, les chiffres, les conditions. 

     C'est donc après pas mal de documentation, et aidée par des témoignages de personnes végétariennes ou véganes, que j'ai finalement sauté le pas. J'ai donc arrêté, du jour au lendemain, de manger tout animal. L'idée première était de faire une transition doucement, de m'autoriser quelques écarts, mais une fois commencée, il m'était en fait impossible de faire un pas en arrière. A quoi bon ? J'avais eu un premier déclic, et il n'y avait pas de raison de "craquer" maintenant que la prise de conscience était en route. Je tiens aussi à préciser qu'avant, j'étais véritablement une grande fan de viande, j'en avais quasiment à chaque repas, c'était sans doute les plats mijotés que j'adorais, et les fruits de mer étaient sans nul doute ce que je préférais manger. J'ai surtout vu et lu beaucoup de témoignages de personnes qui n'aimaient pas la viande de base, et pour qui c'était presque logique de se tourner vers le végétarisme. C'était frustrant de voir des témoignages comme ça, plutôt que des personnes qui aimaient vraiment la viande avant de basculer vers le végétarisme, parce que j'avais du coup l'impression que la transition serait compliquée voire impossible.

     Pourquoi j'ai donc décidé de devenir végétarienne si j'aimais la viande ? Tout simplement pour les animaux, et pour l'environnement. Grande amoureuse des animaux, après toutes ces lectures et visionnages, j'avais de plus en plus de mal à trouver ça crédible. Dire que j'aime les animaux, et les manger pour autant ? J'ai trouvé ça vraiment contradictoire, et même égoïste, d'avoir de l'amour et de l'affection pour des chats, des chiens, et pas pour des cochons ou des vaches. Pourquoi ressentir de la compassion pour tel animal, et laisser tel autre animal être élevé simplement pour mon plaisir personnel ? C'est une phrase entendue dans une vidéo qui a fait un déclic, et qui disait "est-ce que les cinq minutes de plaisir que j'ai en mangeant mon steak, valent la vie malheureuse, misérable et inhumaine qu'a vécu cet animal ?". A ce moment-là, ça a fait tilt. J'ai eu ce moment de lucidité où je comprenais que le steak dans mon assiette, c'était un animal, que le saucisson à l'apéro, c'était un animal. C'est bête à dire, mais on est tellement habitué à manger tout ça, qu'on ne fait presque plus le rapprochement entre le bout de viande qu'on mange, et l'animal qui était derrière. C'est à moment que je suis devenue végétarienne, du jour au lendemain, et que depuis presque un an je n'ai plus mangé de viande, de poisson ou de fruits de mer, tout simplement parce que j'ai compris ce qu'il en était derrière et que je ne veux plus faire partie des personnes qui ferment les yeux.  A savoir aussi que l'industrie qui tourne autour de la viande a des causes environnementales catastrophiques, autant pour les écosystèmes, les océans, qu'au niveau de la pollution. Dès lors qu'on commence à s'intéresser au sujet, on comprend que le régime omnivore ne fait de bien à personne.

   J'avais peur au début, de ne pas pouvoir m'habituer, de ne pas réussir, d'avoir l'envie et les attentions mais que la tentation du plaisir soit plus forte. Ce n'est pas le cas. Si parfois j'ai de envies, je sais pertinemment que ça ne sera plus jamais comme avant, et que le plaisir ne sera plus là. Je ne m'étant pas plus sur les conséquences, mon ressenti d'aujourd'hui, ou sur le véganisme, car j'en parlerai dans mon article bilan. Celui-ci ne servait qu'à décrire un peu mon parcours, mes habitudes d'avant, ce qui m'a poussé et aidé à franchir le pas. Pas adepte du changement, préférant plutôt ma bonne vieille routine, c'est un changement que je suis heureuse et fière d'avoir fait.

Eléonore
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jeudi 7 septembre 2017

Challenge Séries 2017 : second bilan

    



    Août touche déjà à sa fin, ce qui est synonyme de bilan de mon challenge séries, comme chaque année. C'est donc le second bilan, puis-ce que je n'en fait pas tous les mois. Je vous invite à lire cet article pour retrouver le premier bilan. Sur les douze séries de mon challenge de base (plus deux séries ajoutées en cours de route) il n'y a que deux séries que je n'ai pas encore entamé, ce qui est plutôt positif. Pour les autre séries, soit je suis à jour, soit il me reste une saison à voir, mon avancée étant de 64%. J'espère véritablement réussir le challenge cette année !

You Me Her → J'en avais rapidement parlé lors du dernier article, car c'est une des séries que j'ai ajouté. Elle a pour base un couple polygame et polyromantique, on suit donc un couple de trois personnes, qui vont devoir premièrement comprendre leur sentiment, et ensuite essayer de vivre de cette façon peu traditionnelle. Deux saisons de dix épisodes, courts qui plus est, j'ai vu cette série rapidement parce qu'on se laisse vite happer dans ce trio spécial, touchant et drôle. Des personnages attachants qu'on aime suivre et comprendre, des situations originales, des questionnements intéressants, c'est un petit coup de coeur pour moi que je recommande.

Les Revenants → Série française que j'avais commencé il y a longtemps, il me restait la seconde saison à voir. Comme le titre peut l'indiquer, la série a pour base le retour de personnes supposées morte d'accident ou de meurtre, de façon non naturelle en tout cas. Ces personnes vont devoir comprendre ce nouveau monde dans lequel elles vivent, retrouver des proches qui avaient fait leur deuil, savoir si elles ont encore leur place ici bas. J'avais adoré la première saison à l'époque, et je dois dire que la seconde m'a moins emballée. On ne sait pas trop dans quelle direction elle va, on retrouve des personnages pas forcément attachants, des intrigues un peu longues et sans véritable fin ou explication. Bien contente de l'avoir finie pour pouvoir l'archiver, mais avec un peu de regret sur cette dernière saison tout de même.

Janet King → Série policière et judiciaire australienne. C'est pas mon genre de série de base, parce que je m'en lasse vite, mais j'avoue que c'est le fait que ce soit australien qui m'a donné envie de la voir. On suivra tout au long de la première saison une seule affaire, un peu à la True Detective, ce qui fera que c'est par moment assez long. L'équipe n'est pas forcément très attachante non plus, à part quelques rares personnages qui sortent du lot. Le personnage de Janet a beaucoup de force et de charisme et fait sans nul doute beaucoup pour la série. Il y a eu des rebondissements lors de la saison, mais je dois avouer ne pas me souvenir de grand chose. Je n'ai pas encore vu la seconde saison, mais cette première me déçoit un peu et me laisse avec une envie de plus. A voir avec la seconde saison et la troisième (qui est encore en cours de diffusion il me semble).

Bojack Horseman → Coup de coeur complet. Série animée qui a fait le buzz il y a peut-être deux ans, à sa sortie du coup, et qui m'intriguait beaucoup. On suit une ancienne star de télévision qui atteint un âge où on se pose beaucoup de questions, où les regrets commencent à naître. Bojack est sans aucun doute en pleine dépression, il est paumé, ne sait pas où sa vie mène, ne sait pas comment s'entourer correctement ou comment s'occuper de lui. Il a plusieurs facettes, premièrement le côté froid, indépendant, autodestructeur, dragueur et cynique, et de l'autre côté on va apprendre à connaître un Bojack sensible, doux, rêveur, qui ne demande au final que d'être aimé par les bonnes personnes. Les personnages qui l'entourent sont tout aussi forts et importants, et de ça va naître des situations à la fois délirantes, touchantes, et aussi très importantes au niveau des sujets abordés. Cette série a tout pour elle, et c'est un véritable plaisir de l'avoir découverte cette année. 

The Office → La plus grosse série de mon challenge, et aussi la plus culte. La première saison m'a ennuyée, les suivantes se sont enchaînées. Enorme coup de coeur. C'est une série au fond très simple, qui se concentre véritable sur l'attachement aux personnages, tous plus géniaux les uns que les autres. Difficile au premier abord de rentrer dedans, et maintenant j'ai du mal à me dire que j'ai bientôt fini la série. Il me reste trois saisons, et si au départ j'avais prévu de la terminer avant fin août, je n'ai pas pu me résoudre à déjà lui dire mes adieux. C'est une série drôle, complètement décalée, avec tout de même des évolutions et de petits rebondissements. C'est une série feel good culte que je conseille à chacun.

Black Sails →  J'avais la moitié de la seconde saison et la troisième à rattraper, puis la quatrième à voir une fois celle-ci sortie. C'est avec émotion que j'ai dit au revoir à une série que j'ai toujours beaucoup aimé. Des visuels à couper le souffle, un décor qui fait rêver, des personnages qu'on aime aimer et souvent qu'on aime détester. Des intrigues qui montent toujours en splendeur, des dialogues qui les façonnent et des scènes d'action qu'on attend avec impatience. J'ai peut-être moins accroché à cette dernière saison qu'aux précédentes, les deux premières restant mes favorites. Si vous êtes attiré par l'univers de la piraterie c'est sans nul doute une série qui vous plaira. Elle a quelques longueurs, mais elle sait mettre en avant ses qualités aussi.


   Outre ces séries, j'ai aussi un peu avancé dans celles que j'avais déjà présenté, étant à jour dans Brooklyn Nine-Nine, Fresh Off The Boat et Supergirl par exemple. Il me reste un peu plus de 140 épisodes à voir afin de réussir le challenge, ce qui est tout à fait raisonnable. Seule ombre au tableau : mes soucis de connexion qui me font perdre énormément de temps, mais que je ne peux pas arranger par magie, à voir donc. C'est tout de même une belle avancée pour le moment, et je croise les doigts pour avoir mon premier challenge réussi ! 

Eléonore
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jeudi 31 août 2017

Le film de la semaine : bilan d'août


     Cinq films au total vu pour le mois d'août, c'est plutôt pas mal. De belles découvertes mais aussi des déceptions ont décrit ce mois. Pas de thème spécial non plus, peut-être un pour le mois de septembre, mais souvent difficile de conjuguer thème et connexion à problèmes.

Patients On n'est pas sérieux quand on a 17 ans. 20 ans non plus d'ailleurs. Et on fait parfois des bêtises sans se rendre compte des conséquences. Dans le cas de Ben, la vie se charge de lui rappeler la leçon et le voilà coulé sur un lit tétraplégique. → C'est la bande-annonce vue il y a quelques mois qui m'a donné envie, et un jour je suis retombée dessus et je me suis dit "pourquoi pas le tenter maintenant". C'est un beau film, dans lequel on suit des personnes différentes mais qui ont pour tous le point d'être plus ou moins paralysé, et de venir d'une classe plutôt pauvre. On voit un peu le quotidien de ces personnes qui jonglent entre désespoir et espoir, victoire et défaire, et un avenir changé et incertain. Il m'a beaucoup plus, sans pour autant me transporter.

LéonLéon est un tueur à gages froid et efficace à New York. Il est contraint de garder Mathilde devenue orpheline après la mort de ses parents. → Film culte qui trônait depuis longtemps sur ma liste que j'ai pu voir lors d'un visionnage commun. J'étais pas certain au premier abord d'aimer l'ambiance, puis j'ai été totalement prise dans l'histoire, par l'action, par les deux personnages et leur relation. Un peu ambigu à certains moments, ce qui a pu me déranger sur le coup. Je ne me suis ennuyée à aucun moment, et j'ai été bouleversée par la fin du film, aussi belle que tragique. La réalisation et l'atmosphère sont aussi deux éléments qui m'ont totalement accrochés.

MelancholiaÀ l'occasion de leur mariage, Justine et Michael donnent une somptueuse réception dans la maison de la soeur de Justine et de son beau-frère. → Je l'annonce d'emblée, énorme déception pour moi pour ce film. Si j'ai plus ou moins aimé la première partie, la deuxième m'a totalement ennuyée et décrochée. Je n'ai pas aimé les "intrigues", les personnages n'étaient pas spécialement travaillés et intéressants, tout tournait en longueur sans savoir dans quelle direction on allait. Ce qui m'a plus dérangé, c'est la caméra épaule, qui brouille toute l'image, qui fait des zooms des fois beaucoup trop grossiers, tant que j'avais l'impression d'être dans un documentaire à certains moments. Il y avait pourtant de bons passages, et c'était visuellement très beau (malgré la caméra), mais c'est un film où on accroche ou pas, et ce ne fut pas mon cas.

Atomic BlondeL'agent Lorraine Broughton est une des meilleures espionne du Service de renseignement de Sa Majesté, envoyée seule à Berlin dans le but de livrer un dossier de la plus haute importance dans cette ville au climat instable, elle s'associe avec David Percival, le chef de station local, et commence alors un jeu d’espions des plus meurtriers. → Film vu au cinéma que je voulais absolument voir. J'ai été totalement emballée par la bande-annonce, et je n'ai pas été déçue. Mon film préféré du mois, et sûrement un de mes favoris de l'année. Film d'action et d'espionnage qui nous plonge dans le Berlin fin 1989, magnifiquement reconstitué soit dit en passant. Personnage principal des plus charismatiques, de l'action, des doutes, de la sensualité, des questionnements, un visuel sublime et une b.o que j'écoute en boucle depuis. Ce film avait tout pour me plaire.

La ChasseLucas, éducateur sans histoire dans une école maternelle, est accusé de pédophilie. La méfiance des habitants et de ses amis laisse place aux rumeurs. → Dernier film vu du mois, et une belle surprise. En moins de deux heures le film nous montre comment non seulement une réputation, mais une vie, peut être détruite sous le coup d'un petit mensonge. On suit Lucas, accusé de pédophilie, garder la tête droite, essayer de prouver son innocence, de se sortir de cette histoire qu'il n'a pas vu venir. On a mal pour lui, de le voir tant souffrir pour une chose qu'il n'a pas faite, et perdre tous ses amis et ses proches. Belle histoire humaine, avec deux belles relations, notamment celle avec son fils et celle avec son meilleur ami (aussi le père de l'enfant qui accuse Lucas). J'ai fini ce film bouleversée et en colère, et je le conseille vivement.

Eléonore
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lundi 21 août 2017

Favoris de l'été


    L'été touchant bientôt à sa fin, j'ai décidé de faire un article plus diversifié, qui ne traitera pas que d'un sujet, et quoi de mieux qu'un article où je parle de mes favoris ? Séries, film, livres, musique, comme à mon habitude, voilà donc ce que je retiens de mon été.

Séries
Je commence cet article favoris par citer deux séries, Bojack Horseman et The Office. Deux séries de mon challenge série que je m'étais gardée pour cette période, pour faire un bon binge watch. Deux séries humoristiques, avec chacun ses caractéristiques, mais qui ont toutes les deux les qualités de parler de sujets sérieux et d'avoir des personnages plus qu'attachants. Un article bilan séries arrivant sous peu, je ne m'étant pas plus sur ces deux séries. J'ai aussi eu l'occasion de me mettre à jour dans Jane The Virgin, série qui respire l'été et la bonne humeur. J'avais arrêté la saison trois après la mort d'un personnage principal, le temps de m'en remettre, et c'est tout de même avec joie que j'ai repris la série pour terminer la saison. Toujours de l'émotion, toujours des rebondissements, tout ce qu'on attend de cette série ! Et enfin, dernière série dont j'aimerais parler dans cet article, celle qui nous a dit au revoir il y a quelques jours à peine : Orphan Black. J'ai commencé cette série il y a cinq ans, au tout début, j'ai pu suivre l'évolution des intrigues, des personnages, et c'est le coeur serré et très peinée que j'ai regardé le dernier épisode de cette série qui sortait tant de l'ordinaire. 

Film et livre
Petite catégorie qui regroupe les deux, car je ne vais pas m'étendre non plus vu que deux articles arrivent pour préciser les choses. En film, j'ai vu pour ce mois d'août Léon, qui est pour le moment, celui qui m'a le plus plu ! Film culte que j'avais un peu peur de voir car j'ai une fâcheuse tendance à m'ennuyer devant ces films dits cultes, et ce fut une belle surprise d'émotion, d'action, et de partage. En livre, vous devez savoir que j'ai toujours beaucoup d'ambition et d'espoir de lecture pour au final pas grand chose. Je n'arrive simplement plus à lire comme je pouvais le faire il y a quelques années. J'ai cependant terminé Just Kids de Patti Smith, commencé au début d'année, et véritable découverte et coup de coeur ! Je prépare un article dessus, mais c'est un livre autobiographique qui raconte l'histoire de Patti, et l'histoire de Robert Mapplethorpe, on se retrouve happé dans le milieu de l'art, de l'excellence mélangé à celui de la misère. Beaucoup d'émotion et beaucoup d'inspiration, en résumé. J'ai aussi lu ma première bd depuis bien des années, Un bruit étrange et beau de Zep. Gros coup de coeur, autant au niveau de l'histoire, des personnages, des dessins absolument sublimes, des couleurs très nettes et ambiantes, que de la philosophie et la morale qui peut s'en dégager. Ça m'a donné envie de vraiment me lancer dans des lectures de bd, et je conseille fortement cette lecture ! 

Musique
Il y avait deux albums que j'attendais particulièrement, et les deux m'ont enchanté. Lust for Life de Lana Del Rey, qui nous plonge dans une ambiance très 60-70, jouant avec nos émotions et nos rêves, comme elle a toujours su si bien le faire. Un album à la hauteur des autres, qui reste dans son univers, qui n'apporte pas spécialement de grandes surprises mais qui ne m'empêche aucunement de l'aimer. Mention spéciale aux chansons Lust For Life et Change. Le second, c'est Rainbow de Kesha, son grand retour. Et fracassant, pour le coup. Rainbow est un album intime, empli de sentiments, qu'elle nous partage avec bonheur. C'est un album de partage, véritablement, où elle nous évoque ses coups durs et ses espoirs. J'adore cet album, je l'écoute en boucle depuis sa sortie, et je suis plus qu'heureuse de ce retour magistral ! Mention spéciale aux chansons Praying, Let 'Em Talk et Hymn. J'aimerais aussi parler de l'album de Passenger, The Boy Who Cried Wolf, qui est doux, enivrant, étrangement réconfortant. Je l'écoute et je me sens bien, comme dans une bulle. La chanson Simple Song reste ma favorite de l'album. 

Eléonore
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vendredi 11 août 2017

Under his Eye


"N'oubliez jamais qu'il suffira d'une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant." Simone de Beauvoir

      Les mouvements féministes prennent du terrain de plus en plus, les femmes revendiquent leurs droits, revendiquent l'égalité. Rien n'est parfait, on avance petit à petit, une pierre à l'édifice à la fois. La série que je vous présente aujourd'hui nous rappelle que rien n'est gagné, et que ces pierres posées, peuvent se renverser d'un revers de main, et que les droits des femmes peuvent s'écrouler avec bien trop de facilité. The Handmaid's Tale est une série d'une saison pour le moment, renouvelée pour une seconde, sortie cette année sur la plateforme Hulu. Elle reprend le livre de Margaret Atwood, mais de quoi parle-t-elle ? 

     Dans un futur proche, les Etats-Unis sont renommés Gilead, après qu'un groupe religieux ait pris la tête du pays. Les conséquences ? La place de la femme est réduite à quatre postes : les Epouses qui dirigent les maisons, les Marthas qui se chargent de l'entretient et du repas, les Servantes qui servent à la reproduction et les Tantes qui sont chargées d'éduquer les Servantes sur leur rôle. The Handmaid's Tale se place dans un futur dystopique, où la fertilité a beaucoup baissé, les rares femmes fertiles vont donc être capturées et exploitées, pour donner naissance aux enfants des habitants de Gilead. Les femmes ne sont plus des personnes, mais des choses, chacune d'entre elle, peu importe son rang, a un devoir et doit le respecter.

      La série place en son centre la politique, la religion, la morale, avec toujours comme base la femme, ses droits (quasi inexistants) et ses devoirs. Société surveillée en permanence, difficile au premier abord de s'imaginer dans le futur quand tout est revenu à une vie aussi traditionaliste et conservatrice qui laisse entendre un retour en arrière conséquent. C'est pourtant le cas, et c'est grâce à des flashbacks de la vie d'avant du personnage principal, Offred, une Servante, que l'on comprend l'engrenage a commencé. C'est d'autant plus troublant que ça commence par des petites choses, et qu'on voir peu à peu les droits des femmes partirent en poussière, et d'autant plus inquiétant que ça pourrait arriver à tout moment dans notre société, si ce n'est pas déjà le cas dans certains pays. 

     The Handmaid's Tale c'est aussi une atmosphère. Tout est froid, voire glaciale, fade, presque sans vie. On assiste à un spectacle terrible et c'est comme si personne ne pouvait rien faire. Tout se passe trop vite, ou pas assez. On est pris dans un entre deux, et comme ces jeunes femmes, on ne sait pas comment en voir le bout. La série fait écho au présent, à notre réalité. Une scène choquante arrive quand deux femmes amoureuses sont découvertes, dans une société qui n'accepte pas l'homosexualité, et sous nos yeux elles subissent la mort et la torture. Ce qui fait froid dans le dos, quand on sait que ça arrive tous les jours. La religion est utilisée avec terreur et extrémisme, en cachant toute l'horreur derrière des cérémonies déguisées, faisant parfaitement écho une fois encore au terrorisme et aux dictatures qui utilisent la religion comme violence, parfois même sans que les habitants s'en rendent compte.

     Je suis sortie de ce visionnage le coeur lourd, très lourd. J'ai eu peur tout d'un coup, en tant que femmes, en voyant cette série. J'ai compris alors que c'est une série tirée d'un livre de science-fiction, mais qu'elle se mêle que trop bien à la réalité. J'aurais aimé qu'il y ait plus de promotion pour cette série qui mérite plus que tout un visionnage de chacun, afin de comprendre, de réfléchir, et de se rendre compte que rien n'est gagné et que nous devons encore nous battre pour nos droits, et ce pendant longtemps encore, afin d'éviter que le scénario catastrophe présenté ne devienne réalité.


Eléonore
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dimanche 30 juillet 2017

Le film de la semaine : bilan de juillet


   Pour suivre l'article bilan de juin, voici donc le bilan de mes films vus en juillet. Pas d'envies particulières, pas de thème, tout s'est passé au feeling et des fois au hasard, ce qui fait du bien aussi. Voici donc cinq films totalement différents les uns des autres, qui composent mon mois de juillet.

LionAu milieu des années 80 en Inde, Saroo vit dans la plus extrême pauvreté. A 5 ans, il est séparé de sa famille et se retrouve sans domicile fixe dans les rues de Calcutta. Bientôt recueilli par une famille australienne, il apprend l'anglais, intègre une autre culture, loin de ses origines. Devenu adulte, Saroo décide de retrouver la trace de sa famille. → Sorti cette année, ce film a fait parler de lui et c'est pour le synopsis touchant que j'ai décidé de le voir. Tirée d'une histoire vraie en plus, de quoi me plaire. J'ai adoré suivre l'histoire de Saroo, me plonger d'abord dans la pauvreté et la difficulté de l'Inde, puis dans le dépaysement de la Tasmanie. Histoire incroyable, épopée moderne, et histoire qui s'est avérée véritablement touchante, mais pour autant le film n'est pas excellent, il a manqué de quelque chose selon moi dans la seconde partie du film, tout s'est passé trop vite, sans profondeur, alors que toute la première partie était excellente et très exaltante à suivre, la seconde m'a laissée un vide. A voir tout de même.

The Amazing Spider-ManPeter Parker cherche à résoudre l'énigme de la disparition de ses parents. Mais ceci le mène à confronter le Dr. Connors, ancien collègue de son père. → Changement complet de registre. Ce film traînait sur mon ordinateur depuis bien deux ans, et je me suis dit pourquoi pas ? De base, je ne suis pas une grande fan du monde des super héros, surtout qu'on en voit partout et beaucoup trop, mais j'aime tenter le coup quand même car j'ai de belles surprises. Pour ce film, il n'y en n'a pas eu. J'ai pas été spécialement emballée, si l'intrigue autour des parents de Peter est intéressante, qu'il y a des moments touchants et drôles, je me suis surtout ennuyée à pas mal de moments du film. 

A Cure for Life Lockhart, jeune cadre ambitieux, est lancé sur la trace de son patron disparu dans un mystérieux centre de bien-être en Suisse. Pris au piège de l’Institut et de son énigmatique corps médical, il découvre peu à peu la sinistre nature des soins proposés aux patients. → Le trailer m'avait beaucoup intrigué quand le film est sorti, et j'ai voulu tenter le coup. Univers sombre, énigmatique, basé sur un mélange de science, de légende, de questions éthiques. On va suivre l'aventure de Lockhart qui va essayer de comprendre ce lieu, de découvrir pourquoi il est si malsain, et surtout, de voir comment il va vouloir s'en échapper. Le film est visuellement très beau et bien fait et nous plonge dans l'intrigue, qui elle, est intéressante à suivre parce qu'on ne sait pas forcément où elle va nous mener. Des personnages étranges, forts, plus ou moins attachants. J'aime aimé ce film, que j'ai trouvé original et surprenant, qui rentrait parfaitement dans son univers et le tenait jusqu'à cette scène finale énigmatique.

La La Land | A Los Angeles Mia et Sebastian sont bien loin de la vie rêvée à laquelle ils aspirent. Le destin va réunir ces doux rêveurs, mais leur coup de foudre résistera-t-il aux tentations, aux déceptions, et à la vie trépidante d’Hollywood ? → On en a entendu parler de ce film, encore et encore, jusqu'à en être gavé. Quelques mois après toute l'effervescence passée, je me lance finalement ... et quelle déception ! Si le film est jolie visuellement, que les chansons sont biens, c'est tout ce qui en ressort vraiment. Je l'ai trouvé plat, sans originalité, une romance basée sur un rêve commun de grandeur, deux personnages que j'ai pas trouvé charismatique ou attachant, des scènes un peu vus et revus. Pour moi ce film n'apporte rien de nouveau, et le côté comédie musicale et franchement pas réussi avec des chansons que trop rares qui ne restent pas en tête comme ce genre devrait le faire. Je n'ai pas compris tout l'amour envers ce film, car je me suis personnellement ennuyée tout du long, c'est une de mes plus grande déception cinématographique de l'année.

The Lure Deux sœurs sirènes travaillant dans un nightclub doivent affronter de bien cruelles et sanglantes décisions lorsque l'une d'elles tombe amoureuse d'un beau jeune homme. → Comédie musicale polonaise mélangent le gore, le thriller, et bien d'autres gens encore, je ne vais pas m'étendre dessus parce que j'y ai consacré un article que vous pouvez retrouver ici. Ce film fut un véritable coup de coeur, trop peu connu, que je conseille plus que vivement, rien que pour l'originalité et le souffle nouveau de véritables tentatives qu'il apporte. 

Nocturnal Animals | Susan, galeriste perdue dans sa vie de bourgeoise, reçoit un jour un roman de son ex-mari Edward, et sa lecture va la faire réfléchir sur sa propre vie. → Très intriguée par ce film, je voulais le voir dès sa sortie mais ça s'est finalement fait que maintenant. On suit deux histoires en parallèle, une sorte de mise en abîme, avec des flashs du roman que lit Susan. Deux mondes bien distincts, un premier très froid, très gris et monochrome, le second très chaud voire aride, qui chacun représentent parfaitement l'histoire racontée. Si j'aime bien compris les sous-entendus, les références du livre à la vie qu'avait pu vivre Susan et Edward, en plus cruelle et acerbe, je dois avouer m'être un peu ennuyé. Toute la symbolique était intéressante, le visuel très beau, mais l'histoire en soit ne m'a pas plus emballé que ça.

Eléonore
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jeudi 20 juillet 2017

Le film de la semaine : bilan de juin


    C'est avec un peu de retard que je publie le bilan de juin du challenge Le film de la semaine. J'avais au départ prévu de le mixer avec le bilan de juillet, mais comme il y a déjà pas mal de films pour juillet, je préfère tout de même les faire séparément pour ne pas faire un article à rallonge. J'avais un thème pour juin pour fêter à ma façon le Pride Month, qui était donc de prendre des films LGBT. J'en a vu trois, et voici donc mes avis

Pride | Été 1984, sous Thatcher, des activistes gays et lesbiens gallois récoltent de l’argent pour soutenir les mineurs en grève. Ainsi débute l’histoire extraordinaire de deux communautés que tout oppose, mais qui finiront par s’unir. → Belle transition avec le thème des biopics du mois de mai, c'est donc une histoire vraie que j'ai voulu voir. L'union de deux minorités au Royaume-Uni : le mineurs et la communauté LGBT. Si l'histoire montre surtout l'aide des LGBT envers ces mineurs en grève, elle nous montre avec douceur comment l'acceptation, l'entraide, la solidarité, peuvent faire changer les mentalités ET les choses. Deux mouvements qui s'unissent pour faire entendre leur voix, c'était un film très touchant avec des personnages que j'ai beaucoup aimé.

Harvey MilkL'histoire d'Harvey Milk, le premier homme politique ouvertement gay qui s'est battu pour les droits de ses confrères, jusqu'à son assassinat en 1978. → Autre biopic, qui suit l'histoire d'Harvey Milk, militant gay et homme politique qui s'est battu pour les droits des LGBT toute sa vie. C'est une histoire que j'ai aimé suivre, un homme simple qui veut lui aussi faire entendre sa voix et qui tentera petit à petit à changer les mentalités et à bouger les choses pour les droits LGBT. Si l'histoire et le parcours d'Harvey m'ont intéressés, je dois dire que je suis un peu rester de marbre face au film, j'ai pas eu spécialement d'émotion ou d'attache aux personnages, et un mois après le visionnage je dois dire qu'il ne m'a pas marqué plus que ça algré le sujet qui m'intéressait au départ.

But I'm a Cheerleader Megan est une lycéenne ordinaire, pom-pom girl et fiancée du capitaine de l'équipe de foot. Mais ses parents, alertés par son comportement, l'envoient dans un établissement de thérapie, « True Directions », dont le but est de rendre hétérosexuels les jeunes lesbiennes et gays. Entourée d'homosexuels refoulés ou repentis, Megan ira à la découverte de ses penchants, dont elle ignorait tout. → Après deux biopics assez forts au niveau de l'histoire LGBT, j'ai voulu voir un film un peu culte dans le milieu LGBT et un peu plus décalé. C'est un film à prendre au troisième degré et plus encore, qui satire un peu les "camps" de thérapie pour soigner les personnes homosexuelles qui peuvent encore exister aujourd'hui. Si l'idée est plutôt fun, que la film part complètement dans son délire et le suit jusqu'au bout, j'ai pas accroché, et je me suis plutôt ennuyée pendant le visionnage. Je ne le regarde pas forcément, c'était plus une perte de temps qu'autre chose.

   Voilà donc pour le bilan de juin sous le thème LGBT. Pas de thème pour juillet, mais déjà cinq films visionnés, et peut-être un ou deux encore d'ici là. Ce sera le prochain article pour ne pas entamer sur le mois d'août. 

Eléonore


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