vendredi 11 août 2017

Under his Eye


"N'oubliez jamais qu'il suffira d'une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant." Simone de Beauvoir

      Les mouvements féministes prennent du terrain de plus en plus, les femmes revendiquent leurs droits, revendiquent l'égalité. Rien n'est parfait, on avance petit à petit, une pierre à l'édifice à la fois. La série que je vous présente aujourd'hui nous rappelle que rien n'est gagné, et que ces pierres posées, peuvent se renverser d'un revers de main, et que les droits des femmes peuvent s'écrouler avec bien trop de facilité. The Handmaid's Tale est une série d'une saison pour le moment, renouvelée pour une seconde, sortie cette année sur la plateforme Hulu. Elle reprend le livre de Margaret Atwood, mais de quoi parle-t-elle ? 

     Dans un futur proche, les Etats-Unis sont renommés Gilead, après qu'un groupe religieux ait pris la tête du pays. Les conséquences ? La place de la femme est réduite à quatre postes : les Epouses qui dirigent les maisons, les Marthas qui se chargent de l'entretient et du repas, les Servantes qui servent à la reproduction et les Tantes qui sont chargées d'éduquer les Servantes sur leur rôle. The Handmaid's Tale se place dans un futur dystopique, où la fertilité a beaucoup baissé, les rares femmes fertiles vont donc être capturées et exploitées, pour donner naissance aux enfants des habitants de Gilead. Les femmes ne sont plus des personnes, mais des choses, chacune d'entre elle, peu importe son rang, a un devoir et doit le respecter.

      La série place en son centre la politique, la religion, la morale, avec toujours comme base la femme, ses droits (quasi inexistants) et ses devoirs. Société surveillée en permanence, difficile au premier abord de s'imaginer dans le futur quand tout est revenu à une vie aussi traditionaliste et conservatrice qui laisse entendre un retour en arrière conséquent. C'est pourtant le cas, et c'est grâce à des flashbacks de la vie d'avant du personnage principal, Offred, une Servante, que l'on comprend l'engrenage a commencé. C'est d'autant plus troublant que ça commence par des petites choses, et qu'on voir peu à peu les droits des femmes partirent en poussière, et d'autant plus inquiétant que ça pourrait arriver à tout moment dans notre société, si ce n'est pas déjà le cas dans certains pays. 

     The Handmaid's Tale c'est aussi une atmosphère. Tout est froid, voire glaciale, fade, presque sans vie. On assiste à un spectacle terrible et c'est comme si personne ne pouvait rien faire. Tout se passe trop vite, ou pas assez. On est pris dans un entre deux, et comme ces jeunes femmes, on ne sait pas comment en voir le bout. La série fait écho au présent, à notre réalité. Une scène choquante arrive quand deux femmes amoureuses sont découvertes, dans une société qui n'accepte pas l'homosexualité, et sous nos yeux elles subissent la mort et la torture. Ce qui fait froid dans le dos, quand on sait que ça arrive tous les jours. La religion est utilisée avec terreur et extrémisme, en cachant toute l'horreur derrière des cérémonies déguisées, faisant parfaitement écho une fois encore au terrorisme et aux dictatures qui utilisent la religion comme violence, parfois même sans que les habitants s'en rendent compte.

     Je suis sortie de ce visionnage le coeur lourd, très lourd. J'ai eu peur tout d'un coup, en tant que femmes, en voyant cette série. J'ai compris alors que c'est une série tirée d'un livre de science-fiction, mais qu'elle se mêle que trop bien à la réalité. J'aurais aimé qu'il y ait plus de promotion pour cette série qui mérite plus que tout un visionnage de chacun, afin de comprendre, de réfléchir, et de se rendre compte que rien n'est gagné et que nous devons encore nous battre pour nos droits, et ce pendant longtemps encore, afin d'éviter que le scénario catastrophe présenté ne devienne réalité.


Eléonore
Share:

dimanche 30 juillet 2017

Le film de la semaine : bilan de juillet


   Pour suivre l'article bilan de juin, voici donc le bilan de mes films vus en juillet. Pas d'envies particulières, pas de thème, tout s'est passé au feeling et des fois au hasard, ce qui fait du bien aussi. Voici donc cinq films totalement différents les uns des autres, qui composent mon mois de juillet.

LionAu milieu des années 80 en Inde, Saroo vit dans la plus extrême pauvreté. A 5 ans, il est séparé de sa famille et se retrouve sans domicile fixe dans les rues de Calcutta. Bientôt recueilli par une famille australienne, il apprend l'anglais, intègre une autre culture, loin de ses origines. Devenu adulte, Saroo décide de retrouver la trace de sa famille. → Sorti cette année, ce film a fait parler de lui et c'est pour le synopsis touchant que j'ai décidé de le voir. Tirée d'une histoire vraie en plus, de quoi me plaire. J'ai adoré suivre l'histoire de Saroo, me plonger d'abord dans la pauvreté et la difficulté de l'Inde, puis dans le dépaysement de la Tasmanie. Histoire incroyable, épopée moderne, et histoire qui s'est avérée véritablement touchante, mais pour autant le film n'est pas excellent, il a manqué de quelque chose selon moi dans la seconde partie du film, tout s'est passé trop vite, sans profondeur, alors que toute la première partie était excellente et très exaltante à suivre, la seconde m'a laissée un vide. A voir tout de même.

The Amazing Spider-ManPeter Parker cherche à résoudre l'énigme de la disparition de ses parents. Mais ceci le mène à confronter le Dr. Connors, ancien collègue de son père. → Changement complet de registre. Ce film traînait sur mon ordinateur depuis bien deux ans, et je me suis dit pourquoi pas ? De base, je ne suis pas une grande fan du monde des super héros, surtout qu'on en voit partout et beaucoup trop, mais j'aime tenter le coup quand même car j'ai de belles surprises. Pour ce film, il n'y en n'a pas eu. J'ai pas été spécialement emballée, si l'intrigue autour des parents de Peter est intéressante, qu'il y a des moments touchants et drôles, je me suis surtout ennuyée à pas mal de moments du film. 

A Cure for Life Lockhart, jeune cadre ambitieux, est lancé sur la trace de son patron disparu dans un mystérieux centre de bien-être en Suisse. Pris au piège de l’Institut et de son énigmatique corps médical, il découvre peu à peu la sinistre nature des soins proposés aux patients. → Le trailer m'avait beaucoup intrigué quand le film est sorti, et j'ai voulu tenter le coup. Univers sombre, énigmatique, basé sur un mélange de science, de légende, de questions éthiques. On va suivre l'aventure de Lockhart qui va essayer de comprendre ce lieu, de découvrir pourquoi il est si malsain, et surtout, de voir comment il va vouloir s'en échapper. Le film est visuellement très beau et bien fait et nous plonge dans l'intrigue, qui elle, est intéressante à suivre parce qu'on ne sait pas forcément où elle va nous mener. Des personnages étranges, forts, plus ou moins attachants. J'aime aimé ce film, que j'ai trouvé original et surprenant, qui rentrait parfaitement dans son univers et le tenait jusqu'à cette scène finale énigmatique.

La La Land | A Los Angeles Mia et Sebastian sont bien loin de la vie rêvée à laquelle ils aspirent. Le destin va réunir ces doux rêveurs, mais leur coup de foudre résistera-t-il aux tentations, aux déceptions, et à la vie trépidante d’Hollywood ? → On en a entendu parler de ce film, encore et encore, jusqu'à en être gavé. Quelques mois après toute l'effervescence passée, je me lance finalement ... et quelle déception ! Si le film est jolie visuellement, que les chansons sont biens, c'est tout ce qui en ressort vraiment. Je l'ai trouvé plat, sans originalité, une romance basée sur un rêve commun de grandeur, deux personnages que j'ai pas trouvé charismatique ou attachant, des scènes un peu vus et revus. Pour moi ce film n'apporte rien de nouveau, et le côté comédie musicale et franchement pas réussi avec des chansons que trop rares qui ne restent pas en tête comme ce genre devrait le faire. Je n'ai pas compris tout l'amour envers ce film, car je me suis personnellement ennuyée tout du long, c'est une de mes plus grande déception cinématographique de l'année.

The Lure Deux sœurs sirènes travaillant dans un nightclub doivent affronter de bien cruelles et sanglantes décisions lorsque l'une d'elles tombe amoureuse d'un beau jeune homme. → Comédie musicale polonaise mélangent le gore, le thriller, et bien d'autres gens encore, je ne vais pas m'étendre dessus parce que j'y ai consacré un article que vous pouvez retrouver ici. Ce film fut un véritable coup de coeur, trop peu connu, que je conseille plus que vivement, rien que pour l'originalité et le souffle nouveau de véritables tentatives qu'il apporte. 

Nocturnal Animals | Susan, galeriste perdue dans sa vie de bourgeoise, reçoit un jour un roman de son ex-mari Edward, et sa lecture va la faire réfléchir sur sa propre vie. → Très intriguée par ce film, je voulais le voir dès sa sortie mais ça s'est finalement fait que maintenant. On suit deux histoires en parallèle, une sorte de mise en abîme, avec des flashs du roman que lit Susan. Deux mondes bien distincts, un premier très froid, très gris et monochrome, le second très chaud voire aride, qui chacun représentent parfaitement l'histoire racontée. Si j'aime bien compris les sous-entendus, les références du livre à la vie qu'avait pu vivre Susan et Edward, en plus cruelle et acerbe, je dois avouer m'être un peu ennuyé. Toute la symbolique était intéressante, le visuel très beau, mais l'histoire en soit ne m'a pas plus emballé que ça.

Eléonore
Share:

jeudi 20 juillet 2017

Le film de la semaine : bilan de juin


    C'est avec un peu de retard que je publie le bilan de juin du challenge Le film de la semaine. J'avais au départ prévu de le mixer avec le bilan de juillet, mais comme il y a déjà pas mal de films pour juillet, je préfère tout de même les faire séparément pour ne pas faire un article à rallonge. J'avais un thème pour juin pour fêter à ma façon le Pride Month, qui était donc de prendre des films LGBT. J'en a vu trois, et voici donc mes avis

Pride | Été 1984, sous Thatcher, des activistes gays et lesbiens gallois récoltent de l’argent pour soutenir les mineurs en grève. Ainsi débute l’histoire extraordinaire de deux communautés que tout oppose, mais qui finiront par s’unir. → Belle transition avec le thème des biopics du mois de mai, c'est donc une histoire vraie que j'ai voulu voir. L'union de deux minorités au Royaume-Uni : le mineurs et la communauté LGBT. Si l'histoire montre surtout l'aide des LGBT envers ces mineurs en grève, elle nous montre avec douceur comment l'acceptation, l'entraide, la solidarité, peuvent faire changer les mentalités ET les choses. Deux mouvements qui s'unissent pour faire entendre leur voix, c'était un film très touchant avec des personnages que j'ai beaucoup aimé.

Harvey MilkL'histoire d'Harvey Milk, le premier homme politique ouvertement gay qui s'est battu pour les droits de ses confrères, jusqu'à son assassinat en 1978. → Autre biopic, qui suit l'histoire d'Harvey Milk, militant gay et homme politique qui s'est battu pour les droits des LGBT toute sa vie. C'est une histoire que j'ai aimé suivre, un homme simple qui veut lui aussi faire entendre sa voix et qui tentera petit à petit à changer les mentalités et à bouger les choses pour les droits LGBT. Si l'histoire et le parcours d'Harvey m'ont intéressés, je dois dire que je suis un peu rester de marbre face au film, j'ai pas eu spécialement d'émotion ou d'attache aux personnages, et un mois après le visionnage je dois dire qu'il ne m'a pas marqué plus que ça algré le sujet qui m'intéressait au départ.

But I'm a Cheerleader Megan est une lycéenne ordinaire, pom-pom girl et fiancée du capitaine de l'équipe de foot. Mais ses parents, alertés par son comportement, l'envoient dans un établissement de thérapie, « True Directions », dont le but est de rendre hétérosexuels les jeunes lesbiennes et gays. Entourée d'homosexuels refoulés ou repentis, Megan ira à la découverte de ses penchants, dont elle ignorait tout. → Après deux biopics assez forts au niveau de l'histoire LGBT, j'ai voulu voir un film un peu culte dans le milieu LGBT et un peu plus décalé. C'est un film à prendre au troisième degré et plus encore, qui satire un peu les "camps" de thérapie pour soigner les personnes homosexuelles qui peuvent encore exister aujourd'hui. Si l'idée est plutôt fun, que la film part complètement dans son délire et le suit jusqu'au bout, j'ai pas accroché, et je me suis plutôt ennuyée pendant le visionnage. Je ne le regarde pas forcément, c'était plus une perte de temps qu'autre chose.

   Voilà donc pour le bilan de juin sous le thème LGBT. Pas de thème pour juillet, mais déjà cinq films visionnés, et peut-être un ou deux encore d'ici là. Ce sera le prochain article pour ne pas entamer sur le mois d'août. 

Eléonore


Share:

vendredi 14 juillet 2017

Coup de coeur éclair #1

      C'est avec un nouveau type d'article que je reviens aujourd'hui. Comme vous le savez, j'essaie de regarder quatre films par mois (que je présente sous des articles) mais sans approfondir plus que ça et sans spoiler, j'y donne surtout mon avis et mon ressenti sans entrer dans les détails. J'essaie aussi d'écouter le plus d'albums possible, parce que j'ai une liste longue comme le bras à écouter sur spotify, mais je n'en parle que rarement sur mon blog, encore moins en détaillant. Et il arrive qu'un visionnage ou qu'une écoute se solde par un coup de coeur. C'est pour ça que j'ai décidé de faire ces articles Coups de coeur éclairs, pour pouvoir en parler un peu plus longuement. Si pour le moment j'envisage de ne parler que de films ou d'albums, il est possible d'un livre ou qu'une série s'incruste dans ces articles, si je ne compte pas en faire un propre. 


        On commence donc aujourd'hui avec un film polonais d'Agnieszka Smoczyńska, The Lure (Corki Dancingu de son titre original) sorti en 2015. J'ai décidé de le regarder parce que son affiche m'a tapée dans l'oeil, que je n'ai jamais vu de films d'origine polonaise. C'est un film, tout ce qu'il y a de plus étrange, qui mélange les genres. C'est une comédie musicale qui conjugue scènes gores, scènes érotiques, critique sociétales, mythologie. Le synospis est plus simple : c'est l'histoire de deux soeurs sirènes qui se retrouvent chanteuses dans un strip club, et dont l'une tombe amoureuse d'un humain. Premier détail intéressant c'est celui de la mythologie. Ce n'est pas les sirènes glamour et douce d'aujourd'hui, mais vraiment celles qui charment les hommes pour les tuer ensuite. Second détail c'est le côté années 80 et comédie musicale. Il y a pas mal de chansons tout au long du film avec un style très new wave, très électrique, pétillant, pailleté, qui plait ou non, personnellement j'ai adoré les chansons et je les écoute en boucle. 

         Quand la comédie musicale rencontre le thriller, ça donne un film étonnant. Déjà par son synopsis, par ses plans et ses scènes, mais aussi parce que la réalisatrice en a fait. Ces deux sirènes (nommées Or et Argent) ne sont pas du monde des Hommes, elles ont du mal à trouver leur place, à se conformer à ce que la société attend d'elles, et quand l'une d'elle va prendre des mesures drastiques pour y arriver, le résultat sera terrible et poignant. Cela a été facilement vu comme une métaphore pour la communauté LGBT, les minorités de couleur, et les immigrés. The Lure nous montre que même en faisant tout pour se soumettre à ce que la société veut, elle ne nous voudra pas, et que faire cela fera disparaître ce qui fait que nous sommes nous-mêmes. 

        Visuellement c'est beau et très contrasté. Les scènes se passent souvent de nuit, et sont donc très sombres dès que l'on est à l'extérieur et que l'on suit ces sirènes envoûtantes et elles-mêmes sombres ; mais tout s'éclaircit et se colorie à l'intérieur du club ou dans le centre commercial, dès qu'il y a beaucoup de personnes. Parce que les autres peuvent nous pousser au bon comme au mal. Les musiques sont à la fois entraînantes par la mélodie, et souvent plus graves par les paroles. Je précise que tout est en polonais, ce qui rajoute bien entendu le charme de regarder un film étranger. J'ai lu quelque part que ce sont de vieilles chansons polonaises des années 80 qui ont été reprises pour le film et son histoire. 

           Je n'ai vraiment pas l'habitude de faire des critiques de films, parce que je commence tout juste à me forger une petite culture cinématographique, et que je ne me sens pas toujours à l'aise à côté des belles critiques qu'on trouve un peu partout sur internet. J'espère cependant que celle que j'ai présenté vous donnera envie de voir The Lure, de découvrir son univers et les questions que le film pose. Peut-on vraiment faire partie de la société quand on n'est pas conforme à ce qu'elle veut ? Comment conjuguer singularité et ces attentes de la société ? Est-ce que ça vaut vraiment le coup de perdre ce qui nous rend si unique ? 

Eléonore

Share:

dimanche 9 juillet 2017

Mes albums d'artistes féminines préférés

     Je me suis rendue compte que j'écoutais beaucoup d'artistes féminines, et que cela pouvait être intéressant de vous présenter mes albums favoris de ces artistes. Bien souvent je les aime tous ou presque, mais j'ai quand même tranché pour choisir celui dont l'atmosphère me plait le plus. Si les styles peuvent varier, ça restera souvent de la pop, de l'indie ou du rnb, et sera soit récent soit datant de quelques années. Le but est de vous faire une liste de ces albums plutôt que des faire des paragraphes dessus, car ça ne restera qu'un avis subjectif (plus encore en musique qu'en film ou série je pense), et il vaut mieux écouter par vous-même et vous forger votre propre idée. Voici donc ma sélection de 10 albums féminins dont je ne me lasse pas !



Joanne, Lady Gaga (2016)


Number 1 Angel, Charli XCX (2017)

Badlands, Halsey (2015)


Electra Heart, Marina and the Damionds (2012)


Wounded Rhymes, Lykke Li (2011)


All My Demonds Greetin Me as a Friends, Aurora (2016)


AIM, MIA (2016)


Ultraviolence, Lana Del Rey (2014)


Pure Heroine, Lorde (2013)


Anti, Rihanna (2016)


Eléonore


Share:

jeudi 29 juin 2017

On s'occupe comment cet été ?


   Soleil flamboyant, ciel épuré, chaleur insoutenable, et grandes vacances pour les plus chanceux. Tous les signes que l'été est bel et bien installé pour cette année. Et pendant ce laps de temps, qu'est-ce qu'on regarde, et qu'est-ce qu'on écoute ? De grandes questions avec une immensité de réponses possibles, mais aujourd'hui je vous présente les miennes. Ma petite sélection personnelle de séries, films et albums, totalement feel good pour cette saison.

     Sur le petit écran, qu'est-ce qu'il y a ? Qui dit été dit deux choses : envie d'être relaxé, mais aussi plus de temps. C'est pour ça que l'été c'est la saison parfaite pour les séries feel good, qui allient bonne humeur, personnages attachants, humour et émotion, sans être jeté pour autant dans un torrent de drame. Pour cela, je vous propose Jane The Virgin, série de trois saisons qui n'était pas vraiment attendu à sa sortie, et qui a réussi à faire un carton en alliant humour, intrigues rocambolesque et romance. Parodie des télénovelas, elle saura parfaitement vous satisfaire en suivant les aventures de Jane, une femme vierge qui se retrouve accidentellement inséminée et de ce fait enceinte, et vous n'êtes pas au bout de vos surprises. Envie de pousser la chansonnette ? Deuxième série feel good que je propose c'est Nashville. Elle se place dans la célèbre ville de la country et suit des artistes flamboyants ou à en devenir. Pleine de drama aussi, parce qu'il faut bien, elle contient des personnes attachants dont on a envie de suivre les histoires, et a cette atmosphère familiale qui peut plaire. Si vous avez du temps, je ne peux que vous inviter voir, revoir, ou re-revoir Desperate Housewives ! Pas besoin de s'étendre, tout le monde connait, et tout le monde aime ou aimera suivre les aventures de ces femmes et de quartier plein de surprises et de charme. Si vous aimez le drama en toute saison et les séries cultes, c'est Lost que je vous propose. Et bien oui, quelle meilleure moment de l'année pour regarder une série qui se passe sur une île -plus ou moins- déserte ? Si avez envie d'humour sans drama, je vous propose enfin Parks and Recreation, Brooklyn Nine-Nine, Fresh Off The Boat, ou la cultissime Friends. Rien de mieux que des épisodes de vingt minutes et des fous rires garantis.

    Le petit écran c'est fait, passons donc au grand. Vous savez que je suis loin d'être une experte en cinéma, et que je suis encore plus loin d'avoir vu tout ce qu'il y avait à voir. Pour autant j'ai quand même tenu à vous faire cette petite sélection de films qui répondent véritablement au terme feel good. Mamma Mia c'est ma valeur sûre. Je le regarde chaque été sans m'en lasser. Grande fan d'ABBA ça aide sûrement, mais tout est bon dans ce film, les acteurs, les personnages, les scènes ! Pour rester dans l'univers de la chanson, Good Morning England, que j'ai vu il y a pas mal de temps déjà mais qui m'a énormément touché et plu. Autre film qui conjugue histoire forte et humour, c'est Intouchable. Découvert cette année j'ai adoré du début à la fin, et j'en redemandais encore. L'été c'est aussi le bon moment pour se faire de bons blockbusters, des films d'action qui nous berce dans un univers. Pour ça je propose la trilogie X Men, que j'adore et dont je ne cesserai jamais de louanger (surtout les trois premiers, même si les autres sortis sont plaisants aussi, rien ne vaut les premiers) ou bien pour rester dans l'univers superhéros Les Gardiens de la Galaxie.


    Et pour finir, quand on a juste envie de fermer les yeux et de se laisser bercer par une belle mélodie, voici ma sélection d'albums. Mon incontournable qui se devait obligatoirement d'être dans cette liste, plus encore en été, c'est Animal de Fakear. J'ai écouté cet album un nombre incalculable de fois et je ne m'en lasse pas, il respire véritablement l'été, la sérénité, le bien-être intérieur. Autre album, autre style, une découverte toute nouvelle qu'est AIM de MIA, qui propose des sons originaux et énergiques. Revenons quelques décennies en arrière avec Rumors des Fleetwood Mac, style pop-rock très bohème, très d'époque, mais avec des musiques qui ne vieillissent pourtant aucunement. Je glisse aussi mon petit coup de coeur du moment, du rap français, Disiz la Peste avec Pacifique, petit chef d'oeuvre de mélodies et de paroles qui met du baume au coeur autant qu'il nous fait réfléchir. Un classique pour moi, c'est An Awesome Wave de Alt-J, un de mes groupes favoris, qui propose des sons indémodables. Découverte du mois dernier, c'est 9 de Cashmire Cat, des morceaux electros orignaux avec de bons featuring, de quoi se mettre bien dans l'ambiance. Dans le genre plus pop, mon gros coup de coeur de 2017 (qui le restera peut-être jusqu'à la fin, qui sait) Number 1 Angel de Charli XCX dont je ne me lasse pas, ou So Good de Zara Larsson. Je termine cette sélection musicale avec un peu de rock, et l'album de 2016 de Sum 41, 13 Voices qui m'a fait véritablement redécouvrir ce groupe que je connais depuis l'enfance sans vraiment m'y être attardée avant.

    J'aurais voulu proposer des lectures aussi, mais je lis vraiment de moins en moins, ce sera donc peut-être pour l'année prochaine, avec un peu de motivation je présenterai peut-être un article avec mes lectures de 2017, si elles avancent. C'est un nouveau genre d'article que j'ai beaucoup aimer faire, et qui sera possiblement de retour pour l'hiver, à voir. N'hésitez pas à proposer vos séries, vos films et vos albums, pour m'en faire découvrir de nouveaux !

Eléonore
Share:

lundi 19 juin 2017

Château de cartes ou jeu d'échec ?


   C'était il y a un an, lors du Challenge Séries 2016, que j'ai commencé la série House of Cards. J'en avais beaucoup entendu parler, on me l'avait même conseillé, et pourtant malgré beaucoup d'ingrédients qui pouvaient à coup sûr me plaire je ne l'ai commencé que très tard. C'est un mal pour un bien car de ce fait j'ai pu visionner les quatre saisons d'une traite, et quel plaisir ! Il est donc temps pour moi de m'arrêter aujourd'hui sur ce petit bijou de la télévision, rentré avec une facilité déconcertante dans mon top 5.

    Mais House of Cards, de quoi ça parle ? C'est une série politique produite par Netflix, qui fait grandement parler d'elle dans la sphère des sériephiles. C'est aussi le remake américain d'une série anglaise, mais qui fait donc les choses bien à sa façon puisque les systèmes politiques ne sont pas tout à fait pareil dans les deux pays. Dans le pilote de la série, le décor est planté : Frank Underwood, personnage principal, politicien expérimenté, se fait piquer la place qu'il convoitait tant. Suite à ça, il décide de changer complètement son fusil d'épaule, de ne plus faire dans les règles, mais bien de suivre les siennes et de tout faire pour se hisser sur la grande marche. On comprend rapidement que le but de Frank est de devenir président des Etats-Unis, et que dans les premières scènes de l'épisode, tous les personnes l'entourant auront à un moment ou à un autre un rôle. Frank est entouré de deux personnes importantes : Claire, sa femme, qu'on comprendra rapidement tout aussi ambitieuse que son mari, et Doug, son bras droit, qui ferait n'importe quoi à la demande de son patron.

   Les sujets centraux varient selon les saisons, car l'histoire progresse. Cependant on retrouvera les mêmes éléments pendant les cinq saisons, simplement revisités, mieux maîtrisés. L'importance de la presse est bien présente tout au long des saisons, presse qui est soit un allié quand Franka arrive à maîtriser cet élément, soit un ennemi quand cet élément s'attaque à lui. Autre grand personnage non humain de la série, c'est bien entendu la Maison Blanche, et tous ceux qui y circulent. Deux entités puissantes qui s'uniront, se démoliront tout au long des saisons. Et dans ces deux puissances, des personnages, certains bons, justes, certains plus machiavéliques. La série révèle sans nul doute le côté qu'on aime imaginer de la politique : celui des stratégies, des alliances, des coups bas, des trahisons, des vengeances. La politique est montrée comme un jeu d'échec, il y a le but final, les façons d'y arriver, les pions, les pièces maîtresses du jeu, le tout dirigé par un esprit intelligent qu'est celui de Frank Underwood.

     La série m'a tout de suite accrochée. Intéressée par la politique de base, cela a peut-être joué, mais je suis certaine que c'est une série qui peut plaire à tous. Il y a des intrigues, à la fois politiques, personnelles et amoureuses. Mais ce qu'il y a de mieux dans House of Cards c'est son atmosphère. Il y a bel et bien une ambiance propre à la série, qu'on voit déjà au visuel : tout est très froid dans la série, très gris, très organisé, très droit. Tout est à sa place dans une ambiance presque glaciale dans laquelle évoluent tous les personnages, qui sont eux-mêmes froids, gris et organisés. Le grand coup de maître, si je puis dire, de la série, ce sont aussi les moments face caméra. En effet Frank à des moments, nous parle. Comme des apartés rien que pour nous, pour nous expliquer la situation, pour dévoiler ses projets, ses plans tordus. Il fait de nous non plus de simples spectateurs, mais des complices de ses actes. C'est un homme charismatique aux actes troubles qu'on ne voudrait pas cautionner, mais qui par ce système de face caméra, nous inclue contre notre grès. 

    Difficile de faire concis sur une série aussi complète. Pour autant je vous conseille franchement le visionnage de House of Cards, qui amène drame, rebondissement, malice, stratégie, rire, pleure, le tout dans une atmosphère bien à elle. Les intrigues et les personnages évoluent tout du long, il y a des alliances qui se font et se défont, même celles qu'on pensaient durables pour toujours. House of Cards c'est la loi du plus fort, mais en plus rusé.

Eléonore
Share: